Langues bibliques
Ἑλληνικὴ Κοινή
Grec koinè — la langue du Nouveau Testament
Alphabet, déclinaisons, système verbal, et lectures annotées de Jean 1,1 et Romains 3,28. Conventions SBL.
Le grec κοινή (koinê, commune
) est la langue véhiculaire de la Méditerranée orientale après les conquêtes d'Alexandre le Grand (336-323 av. J.-C.) jusqu'à environ 600 ap. J.-C. Elle dérive du dialecte attique simplifié et est devenue la langue universelle du monde hellénistique. Le NT (27 livres) est intégralement écrit en koinè, ainsi que la Septante (LXX, IIIe-IIe s. av. J.-C.) — la traduction grecque de l'AT hébreu utilisée par les apôtres et l'Église primitive.
Texte de référence pour le NT : Novum Testamentum Graece (Nestle-Aland, NA28, 28e éd., 2012) et The Greek New Testament (UBS5, 5e éd., 2014, identique au NA28 quant au texte mais avec un appareil critique différent). Pour la LXX : éd. Rahlfs-Hanhart, Septuaginta (Stuttgart : DBG, 2006).
L'alphabet grec — 24 lettres
L'alphabet grec a été dérivé du phénicien vers le IXe siècle av. J.-C., avec l'innovation décisive d'utiliser certains signes consonantiques sémitiques inutiles en grec pour noter les voyelles — révolution qui fait du grec le premier alphabet véritablement vocalique de l'histoire. La forme classique est fixée à Athènes en 403 av. J.-C. par l'archonte Euclide.
- Translit.
- a
- Valeur
- 1
Voyelle brève ou longue selon la position.
- Translit.
- b
- Valeur
- 2
Occlusive labiale sonore.
- Translit.
- g
- Valeur
- 3
Occlusive vélaire sonore. Devant κ, γ, χ, ξ : prononcé [n] — c'est le gamma nasal.
- Translit.
- d
- Valeur
- 4
Occlusive dentale sonore.
- Translit.
- e
- Valeur
- 5
E bref. ψιλόν = simple, lisse.
- Translit.
- z
- Valeur
- 7
Prononcé [zd] en attique classique, [dz] ou [z] en koinè.
- Translit.
- ê / ē
- Valeur
- 8
E long ouvert. En koinè tardive et byzantine, prononcé [i] (itacisme).
- Translit.
- th
- Valeur
- 9
Aspirée dentale [tʰ] en classique, fricative [θ] en koinè tardive.
- Translit.
- i
- Valeur
- 10
Bref ou long. Iota souscrit (ᾳ ῃ ῳ) muet en koinè.
- Translit.
- k
- Valeur
- 20
Occlusive vélaire sourde.
- Translit.
- l
- Valeur
- 30
Liquide latérale.
- Translit.
- m
- Valeur
- 40
Nasale labiale.
- Translit.
- n
- Valeur
- 50
Nasale dentale.
- Translit.
- x
- Valeur
- 60
Double consonne [ks].
- Translit.
- o
- Valeur
- 70
O bref. μικρόν = petit, par opposition à oméga.
- Translit.
- p
- Valeur
- 80
Occlusive labiale sourde.
- Translit.
- r / rh
- Valeur
- 100
Vibrante. En début de mot, toujours avec esprit rude (ῥ) → translit. rh.
- Translit.
- s
- Valeur
- 200
σ en début/milieu de mot, ς en fin de mot. Sifflante sourde.
- Translit.
- t
- Valeur
- 300
Occlusive dentale sourde.
- Translit.
- u / y
- Valeur
- 400
U fermé [y] en classique. En diphtongues : ου = [u], αυ, ευ = [aw, ew].
- Translit.
- ph
- Valeur
- 500
Aspirée labiale [pʰ] en classique, fricative [f] en koinè.
- Translit.
- ch / kh
- Valeur
- 600
Aspirée vélaire [kʰ] en classique, fricative [x] en koinè.
- Translit.
- ps
- Valeur
- 700
Double consonne [ps].
- Translit.
- ô / ō
- Valeur
- 800
O long ouvert. μέγα = grand, par opposition à omicron.
Esprits, accents, ponctuation
Toute voyelle ou diphtongue en début de mot porte un esprit : esprit doux (᾿) sans aspiration, ou esprit rude (῾) prononcé /h/. Trois accents : aigu (´), grave (`), circonflexe (῀) — d'origine mélodique en grec ancien, devenus dynamiques en koinè. Ponctuation propre : point en haut (·) = point-virgule, point d'interrogation (;) écrit comme notre point-virgule.
Le système nominal — Trois déclinaisons
Le nom grec se décline selon cinq cas : nominatif (sujet), vocatif (apostrophe), accusatif (COD), génitif (complément du nom, possession), datif (COI, lieu, instrument). Trois nombres : singulier, pluriel, et duel (rare en koinè). Trois genres : masculin, féminin, neutre.
Première déclinaison — Thèmes en α / η
Le grec classique distingue trois sous-types de la première déclinaison selon la nature de l'α au nominatif :
| Cas | α pur (féminin) | η (féminin) | α impur (féminin) |
|---|---|---|---|
| Nom. sg. | ἡμέρα (jour) | ψυχή (âme) | θάλασσα (mer) |
| Voc. sg. | ἡμέρα | ψυχή | θάλασσα |
| Acc. sg. | ἡμέραν | ψυχήν | θάλασσαν |
| Gén. sg. | ἡμέρας | ψυχῆς | θαλάσσης |
| Dat. sg. | ἡμέρᾳ | ψυχῇ | θαλάσσῃ |
Distinctions : α pur (α maintenu à tous les cas du singulier après ε, ι, ρ) ; η (la voyelle longue η apparaît dans les autres contextes) ; α impur (α au nominatif/accusatif, mais η au génitif/datif).
Deuxième déclinaison — Thèmes en ο
Masculins (et quelques féminins) en -ος ; neutres en -ον. Type pour le NT : λόγος (parole, raison) et ἔργον (œuvre).
| Cas | Masculin (λόγος) | Neutre (ἔργον) |
|---|---|---|
| Nom. sg. | λόγος | ἔργον |
| Voc. sg. | λόγε | ἔργον |
| Acc. sg. | λόγον | ἔργον |
| Gén. sg. | λόγου | ἔργου |
| Dat. sg. | λόγῳ | ἔργῳ |
| Nom./Voc. pl. | λόγοι | ἔργα |
| Acc. pl. | λόγους | ἔργα |
| Gén. pl. | λόγων | ἔργων |
| Dat. pl. | λόγοις | ἔργοις |
Troisième déclinaison — Thèmes consonantiques et en ι/υ
Très diverse, regroupant tous les thèmes ne relevant pas des deux premières déclinaisons. Reconnaissable au génitif singulier en -ος. Exemples NT : πατήρ, πατρός (père) ; πίστις, πίστεως (foi) ; σῶμα, σώματος (corps) ; βασιλεύς, βασιλέως (roi).
Le verbe — Le paradigme εἰμί (être)
Le verbe εἰμί (eimi, je suis) est le verbe le plus fréquent du NT (~2 460 occurrences). Il est irrégulier et athématique (sans voyelle thématique). Sa maîtrise est essentielle car il sert de copule dans la quasi-totalité des constructions prédicatives.
Présent de l'indicatif
| Personne | Singulier | Pluriel |
|---|---|---|
| 1re | εἰμί (eimi) — je suis | ἐσμέν (esmen) — nous sommes |
| 2e | εἶ (ei) — tu es | ἐστέ (este) — vous êtes |
| 3e | ἐστί(ν) (esti) — il est | εἰσί(ν) (eisi) — ils sont |
Le ν final entre parenthèses (ν éphelcystique) apparaît devant une voyelle ou en fin de phrase, pour éviter les hiatus.
Imparfait de l'indicatif — Deux séries de formes
L'imparfait du verbe εἰμί présente une particularité : il existe deux séries de formes, l'une attique classique, l'autre attestée dans la koinè (et donc dans le NT).
| Personne | Forme attique classique | Forme koinè / NT |
|---|---|---|
| 1re sg. | ἦ / ἦν (ên) | ἤμην (êmên) |
| 2e sg. | ἦσθα (êstha) | ἦς (ês) |
| 3e sg. | ἦν (ên) | ἦν (ên) |
| 1re pl. | ἦμεν (êmen) | ἤμεθα (êmetha) |
| 2e pl. | ἦστε (êste) | ἦτε (ête) |
| 3e pl. | ἦσαν (êsan) | ἦσαν (êsan) |
La forme ἦν (3e singulier de l'imparfait) ouvre Jean 1,1 — voir l'analyse dans l'onglet suivant.
Le système verbal grec — Vue d'ensemble
Le système verbal grec est l'un des plus riches des langues indo-européennes. Il distingue :
- Six temps : présent, imparfait, futur, aoriste, parfait, plus-que-parfait.
- Trois voix : active, moyenne, passive.
- Quatre modes personnels : indicatif, subjonctif, optatif (rare en koinè), impératif.
- Trois modes non-personnels : infinitif, participe, adjectif verbal.
- Trois aspects fondamentaux : aspect imperfectif (présent, imparfait), aspect aoristique/perfectif (aoriste, futur), aspect statif (parfait, plus-que-parfait).
L'aspect (et non le temps absolu) est la catégorie centrale du verbe grec — distinction reformulée par Stanley Porter, Verbal Aspect in the Greek of the New Testament (Lang, 1989) et débattue avec Buist Fanning, Verbal Aspect in New Testament Greek (Oxford, 1990).
Lectures annotées
Jean 1,1 — Le prologue johannique
Au commencement était la Parole, et la Parole était auprès de Dieu, et la Parole était Dieu.
La construction Θεὸς ἦν ὁ Λόγος est l'un des passages les plus discutés du NT. Trois éléments syntaxiques sont décisifs :
- L'absence d'article devant Θεὸς — distinguée de τὸν Θεόν au verset précédent (avec article).
- L'antéposition du prédicat Θεὸς avant le verbe ἦν.
- L'identification claire du sujet ὁ Λόγος (avec article).
La règle de Colwell (E. C. Colwell, JBL 52, 1933, 12-21) note que les noms prédicats définis qui précèdent le verbe perdent généralement leur article. Mais Colwell aborde le problème inverse de celui de Jn 1,1 : il observe que les prédicats définis sont souvent anarthres antéposés — il ne dit pas que tout prédicat antéposé anarthre est défini.
L'analyse moderne, notamment celle de Daniel B. Wallace (Greek Grammar Beyond the Basics, Zondervan 1996, 256-270), distingue trois lectures possibles du Θεὸς anarthre antéposé : indéfinie (un dieu
— interprétation des Témoins de Jéhovah, philologiquement minoritaire), définie (Dieu
au sens du Père — modaliste, théologiquement contestable car contredit le verset précédent), ou qualitative (de nature divine
— qui exprime la pleine divinité du Logos sans l'identifier au Père). Wallace conclut à la lecture qualitative.
Romains 3,28 — La justification par la foi
Car nous estimons que l'homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la Loi.
Sur λογιζόμεθα — Forme à la 1re personne du pluriel du présent indicatif déponent moyen. Le verbe λογίζομαι n'a pas de forme active : il se conjugue toujours au moyen avec un sens actif (compter, calculer, estimer, considérer
). C'est un verbe technique de la pensée comptable et juridique, repris par Paul pour décrire l'imputation de la justice (Rm 4,3-5 cite Gn 15,6 : ἐλογίσθη αὐτῷ εἰς δικαιοσύνην, cela lui fut imputé à justice
).
Sur l'addition d'allein par Luther — Dans sa traduction allemande (1522), Luther a ajouté le mot allein (seul
) après foi
dans Rm 3,28 : So halten wir nun dafür, daß der Mensch gerecht werde ohne des Gesetzes Werke, allein durch den Glauben.
Le grec ne le contient pas. Luther justifie cette addition dans sa célèbre Sendbrief vom Dolmetschen (Lettre sur la traduction, septembre 1530, WA 30/II, 627-646) en invoquant l'usage allemand qui exige l'adverbe allein pour rendre le contraste rhétorique paulinien. Le débat est continu : philologiquement le grec est explicite sans l'addition (πίστει χωρὶς ἔργων νόμου) ; théologiquement Luther estime que l'addition explicite ce que la grammaire implique. La question conserve son enjeu théologique 500 ans plus tard.
Flashcards — Vocabulaire NT
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λόγος
lógos
Cliquer pour révélerparole, raison, discours, principe rationnel
~330 occ. NT. Masc. 2e décl. Terme central de Jn 1,1 : ἐν ἀρχῇ ἦν ὁ Λόγος.
Jn 1,1.14 ; Ap 19,13 ; He 4,12
πίστις
pístis
Cliquer pour révélerfoi, fidélité, confiance
~243 occ. Fém. 3e décl. Terme central du débat sola fide (Rm 3,28 ; Ga 2,16).
Rm 3,22-28 ; Ga 2,16 ; He 11,1
ἀγάπη
agápê
Cliquer pour révéleramour-don, charité
~116 occ. NT. Fém. 1re décl. Distinct de φιλία (amitié) et ἔρως (désir). Hymne paulinien en 1 Co 13.
1 Co 13 ; 1 Jn 4,8.16 ; Rm 5,5
χάρις
cháris
Cliquer pour révélergrâce, faveur gratuite, reconnaissance
~155 occ. Fém. 3e décl. Pierre angulaire de la théologie paulinienne (sola gratia).
Rm 3,24 ; Ep 2,8-9 ; 2 Co 12,9
δικαιοσύνη
dikaiosúnê
Cliquer pour révélerjustice, justification
~92 occ. Fém. 1re décl. Double sens : forensique (déclaration de juste) et éthique. Sujet de la Justitia Dei chez Luther.
Rm 1,17 ; 3,21-26 ; Ph 3,9
πνεῦμα
pneûma
Cliquer pour révéleresprit, souffle, vent
~379 occ. Neutre 3e décl. Désigne l'Esprit Saint, l'esprit humain, le souffle, le vent. Cf. רוּחַ hébreu.
Jn 3,8 ; Rm 8 ; Ac 2,4
σωτηρία
sôtêría
Cliquer pour révélersalut, délivrance
~46 occ. Fém. 1re décl. Salut au sens eschatologique et présent ; racine du verbe σῴζω.
Rm 1,16 ; Ep 1,13 ; Ph 2,12
εὐαγγέλιον
euangélion
Cliquer pour révélerbonne nouvelle, évangile
~76 occ. Neutre 2e décl. Très fréquent chez Paul (60 occ.) et Marc. À l'origine : annonce d'une victoire militaire.
Mc 1,1.14-15 ; Rm 1,16 ; 1 Co 15,1
βασιλεία
basileía
Cliquer pour révélerroyauté, royaume, règne
~162 occ. Fém. 1re décl. Concept central de la prédication de Jésus : βασιλεία τοῦ θεοῦ (règne de Dieu).
Mt 4,17 ; Mc 1,15 ; Lc 17,21
ἁμαρτία
hamartía
Cliquer pour révélerpéché, faute, manquement
~173 occ. Fém. 1re décl. Étymologiquement « manquer le but ». Paulinien dans Rm 5-7 comme pouvoir personnifié.
Rm 3,23 ; 6,23 ; 1 Jn 1,9
ζωή
zôê
Cliquer pour révélervie
~135 occ. Fém. 1re décl. Vie au sens qualitatif et eschatologique. À distinguer de βίος (vie biologique). ζωὴ αἰώνιος = vie éternelle.
Jn 3,16 ; 14,6 ; 1 Jn 5,11
ἐκκλησία
ekklêsía
Cliquer pour révélerassemblée, église
~114 occ. Fém. 1re décl. Étym. ἐκ-καλέω « appelés hors de ». Désigne l'assemblée locale ou universelle.
Mt 16,18 ; Ac 2,47 ; 1 Co 12,28
κύριος
kúrios
Cliquer pour révélerSeigneur, maître
~717 occ. Masc. 2e décl. Traduit le tétragramme יהוה dans la LXX. Confession centrale : Κύριος Ἰησοῦς.
Rm 10,9 ; Ph 2,11 ; 1 Co 12,3
σάρξ
sárx
Cliquer pour révélerchair
~147 occ. Fém. 3e décl. Chez Paul : humanité dans sa faiblesse et son hostilité à Dieu (Rm 7-8). Chez Jean : incarnation (Jn 1,14).
Jn 1,14 ; Rm 8,3-13 ; Ga 5,16-24
ἀλήθεια
alêtheía
Cliquer pour révélervérité, réalité
~109 occ. Fém. 1re décl. Particulièrement chez Jean (1/4 des occ.) : Jésus est la Vérité (Jn 14,6) ; faire la vérité (Jn 3,21).
Jn 1,17 ; 14,6 ; 17,17
θεός
theós
Cliquer pour révélerDieu
~1317 occ. Masc. 2e décl. Avec article : le Dieu unique d'Israël. Sans article en Jn 1,1c : interprétation discutée.
Jn 1,1 ; Rm 1,16 ; 1 Co 8,6
ἄνθρωπος
ánthrôpos
Cliquer pour révélerhomme, être humain
~550 occ. Masc. 2e décl. Générique pour humain. Cf. ἀνήρ qui désigne l'homme masculin.
Mt 4,4 ; Mc 2,28 ; Rm 5,12
υἱός
huiós
Cliquer pour révélerfils
~377 occ. Masc. 2e décl. υἱὸς τοῦ θεοῦ Fils de Dieu ; υἱὸς τοῦ ἀνθρώπου Fils de l'homme (titre messianique).
Mc 1,1 ; 14,62 ; Rm 1,4
πατήρ
patếr
Cliquer pour révélerpère
~413 occ. Masc. 3e décl. Génitif πατρός. Désigne Dieu comme Père (Jn 5,17). Cf. ἀββά Mc 14,36.
Mt 6,9 ; Jn 14,6 ; Rm 8,15
οὐρανός
ouranós
Cliquer pour révélerciel, cieux
~273 occ. Masc. 2e décl. Souvent au pluriel. Chez Mt : βασιλεία τῶν οὐρανῶν par réticence à nommer Dieu.
Mt 5,16 ; Mc 1,10 ; Ac 1,11
γῆ
gễ
Cliquer pour révélerterre, sol, pays
~250 occ. Fém. 1re décl. Désigne la terre (planète), le sol cultivé, ou un territoire (la terre d'Israël).
Mt 5,5 ; Ac 1,8 ; Ap 21,1
ἡμέρα
hêméra
Cliquer pour révélerjour
~389 occ. Fém. 1re décl. ἡμέρα κυρίου = jour du Seigneur (eschatologique).
Mt 24,36 ; Ac 2,20 ; 2 P 3,10
καρδία
kardía
Cliquer pour révélercœur
~157 occ. Fém. 1re décl. Siège de la volonté, de la pensée et des sentiments dans la pensée biblique ; pas uniquement émotionnel.
Mt 5,8 ; Rm 10,9 ; Lc 24,32
ὕδωρ
húdôr
Cliquer pour révélereau
~76 occ. Neutre 3e décl. Génitif ὕδατος. Importance baptismale (Mt 3) et symbolique chez Jean (Jn 4 ; 7,38).
Jn 4,10-14 ; Mt 3,11 ; Ap 22,17
ἄρτος
ártos
Cliquer pour révélerpain
~97 occ. Masc. 2e décl. Aliment de base et symbole eucharistique. ἐγώ εἰμι ὁ ἄρτος τῆς ζωῆς (Jn 6,35).
Mt 6,11 ; Lc 22,19 ; Jn 6,35
μαθητής
mathêtếs
Cliquer pour révélerdisciple, élève
~261 occ. Masc. 1re décl. (cas particulier en -ης). Racine μανθάνω apprendre. Désigne souvent les Douze.
Mt 28,19 ; Jn 13,35 ; Lc 14,26-27
ἀπόστολος
apóstolos
Cliquer pour révélerapôtre, envoyé
~80 occ. Masc. 2e décl. Racine ἀποστέλλω envoyer. Désigne les Douze, Paul (Rm 1,1), et parfois d'autres envoyés (Rm 16,7).
Rm 1,1 ; 1 Co 12,28 ; Ep 4,11
νόμος
nómos
Cliquer pour révélerloi
~194 occ. Masc. 2e décl. Traduit la Torah dans la LXX. Centre du débat paulinien : Loi vs grâce (Rm, Ga).
Rm 3,20 ; 7,12 ; Ga 3,24
δοῦλος
doûlos
Cliquer pour révéleresclave, serviteur
~124 occ. Masc. 2e décl. Sens fort « esclave ». Paul se nomme δοῦλος Χριστοῦ (Rm 1,1). Ph 2,7 : kénose.
Rm 1,1 ; Ph 2,7 ; Ga 4,7
δόξα
dóxa
Cliquer pour révélergloire, splendeur, honneur
~166 occ. Fém. 1re décl. Traduit כָּבוֹד. Manifestation visible de la présence divine (shekinah). Soli Deo gloria.
Jn 1,14 ; Rm 3,23 ; 2 Co 3,18
εἰμί
eimí
Cliquer pour révélerêtre
~2462 occ. Verbe athématique irrégulier. Présent : εἰμί, εἶ, ἐστί(ν), ἐσμέν, ἐστέ, εἰσί(ν). Imparfait : ἤμην, ἦς/ἦσθα, ἦν...
Jn 8,58 ; Ex 3,14 LXX
λέγω
légô
Cliquer pour révélerdire, parler
~2354 occ. Verbe thématique régulier au présent. Mais aoriste suppléé par εἶπον (« je dis »). Verbe le plus fréquent du NT.
Très fréquent ; Mt 5,22 ; Mc 1,15
ἔχω
échô
Cliquer pour révéleravoir, tenir
~711 occ. Futur ἕξω (irrégulier), aoriste ἔσχον. Avec adjectif/adverbe peut signifier « se porter, être ».
Mc 4,9 ; Jn 5,24 ; 1 Jn 5,11
ποιέω
poiéô
Cliquer pour révélerfaire, créer
~568 occ. Verbe contracte en -έω. Couvre l'action en général : créer, accomplir, produire.
Mt 7,21 ; Jn 1,3 ; Jc 2,17
πιστεύω
pisteúô
Cliquer pour révélercroire, avoir foi
~241 occ. Souvent suivi de εἰς + accusatif (« croire en ») dans Jean. Construction πιστεύω εἰς presque exclusive du NT.
Jn 3,16 ; Mc 1,15 ; Rm 4,3
ἀγαπάω
agapáô
Cliquer pour révéleraimer (d'un amour-don)
~143 occ. Verbe contracte en -άω. Distingué de φιλέω (aimer-amitié) dans le célèbre dialogue Jn 21,15-17.
Jn 3,16 ; 21,15-17 ; 1 Co 13
γινώσκω
ginốskô
Cliquer pour révélerconnaître (par expérience)
~222 occ. Aoriste ἔγνων (intransitif, racine -γνω). Connaissance expérimentale ; distincte d'οἶδα (savoir intellectuel).
Jn 1,10 ; 17,3 ; 1 Co 13,12
ἀκούω
akoúô
Cliquer pour révélerentendre, écouter
~428 occ. Régime variable : accusatif (entendre une voix), génitif (écouter qqn). ὁ ἔχων ὦτα ἀκουέτω (Mt 11,15).
Mc 4,9 ; Rm 10,14 ; Ac 2,8
ἔρχομαι
érchomai
Cliquer pour révélervenir, aller
~636 occ. Verbe déponent (forme moyenne, sens actif). Aoriste irrégulier ἦλθον. Présent à l'impératif ἔρχου.
Mt 11,28 ; Jn 1,46 ; Ap 22,20
βλέπω
blépô
Cliquer pour révélervoir, regarder
~133 occ. Distingué de ὁράω qui se complète par ὄψομαι (futur) et εἶδον (aoriste). « Voir » concret et présent.
Mt 5,28 ; Mc 4,12 ; 1 Co 13,12
δίδωμι
dídômi
Cliquer pour révélerdonner
~415 occ. Verbe athématique en -μι (avec ἵστημι, τίθημι, ἀφίημι). Racine -δω-/-δο-. Aoriste ἔδωκα.
Jn 3,16 ; Mt 7,7 ; Lc 11,13
σῴζω
sốzô
Cliquer pour révélersauver, guérir, préserver
~106 occ. Triple sens : salut eschatologique, guérison physique, préservation. Aoriste ἔσωσα ; passif ἐσώθην.
Mt 1,21 ; Rm 10,9 ; Ep 2,8
βαπτίζω
baptízô
Cliquer pour révélerimmerger, baptiser
~77 occ. Étym. « plonger, immerger ». Aoriste ἐβάπτισα ; passif βαπτίζεσθαι être baptisé.
Mt 28,19 ; Mc 1,8 ; Rm 6,3-4
κηρύσσω
kêrússô
Cliquer pour révélerproclamer, prêcher
~61 occ. Racine du κήρυγμα (proclamation, prédication). Activité du κῆρυξ héraut.
Mc 1,14 ; Rm 10,14-15 ; 2 Tm 4,2
ἀνίστημι
anístêmi
Cliquer pour révélerse lever, ressusciter
~108 occ. Verbe en -μι, racine -στα-. Avec ἐκ νεκρῶν : ressusciter d'entre les morts. Cf. ἀνάστασις résurrection.
Mc 16,9 ; Ac 2,24 ; 1 Co 15,4
ὁ, ἡ, τό
ho, hê, tó
Cliquer pour révélerle, la, le (article défini)
Masc. (ὁ) / fém. (ἡ) / neutre (τό). Se décline. Présence/absence parfois théologiquement significative (Jn 1,1c).
Très fréquent ; ~19 870 occ. NT
καί
kaí
Cliquer pour révéleret, aussi, même
~9018 occ. Conjonction de coordination. Aussi adverbe (« même, aussi »). Style sémitisant de Mc : καί enchaîne les phrases.
Très fréquent ; cf. וְ waw
δέ
dé
Cliquer pour révélermais, or, et (postposé)
~2792 occ. Postposé (jamais en tête). Marque transition ou contraste faible. Souvent corrélé à μέν.
Mt 1,2 ; Mc 1,8 ; Rm 3,21
γάρ
gár
Cliquer pour révélercar, en effet
~1041 occ. Postposé. Introduit une justification. Très fréquent chez Paul pour l'argumentation.
Rm 1,16 ; Jn 3,16 ; 1 Co 1,18
οὖν
oûn
Cliquer pour révélerdonc, ainsi, par conséquent
~499 occ. Postposé. Indique une conséquence ou reprise narrative. Très fréquent chez Jean.
Jn 4,9 ; 6,5 ; Rm 5,1
ἐν
en
Cliquer pour révélerdans, en (+ datif)
~2752 occ. Préposition + datif uniquement. Sens locatif, temporel, instrumental. ἐν Χριστῷ chez Paul = formule fondamentale.
Jn 1,1 ; Rm 6,11 ; 2 Co 5,17
διά
diá
Cliquer pour révélerà travers (+ gén.) / à cause de (+ acc.)
~667 occ. Sens varie selon le cas. + gén. = moyen, agence. + acc. = cause. Tous deux cruciaux pour Paul (Rm 1,5).
Jn 1,3 ; Rm 3,22 ; 5,1
εἰς
eis
Cliquer pour révélervers, dans, en, jusqu'à (+ acc.)
~1768 occ. Toujours + accusatif. Mouvement vers, but, objet d'une croyance (πιστεύω εἰς).
Mt 28,19 ; Jn 3,16 ; Rm 1,5
οὐ / οὐκ / οὐχ / μή
ou / ouk / ouch / mê
Cliquer pour révélernon, ne... pas
οὐ pour l'indicatif (~1623+1606 occ.) ; μή pour les autres modes, l'infinitif, le participe. οὐκ/οὐχ devant voyelle.
Mc 12,17 ; Jn 1,3 ; 14,6
ἵνα
hína
Cliquer pour révélerafin que, pour que, que
~663 occ. Conjonction finale + subjonctif. Très fréquent chez Jean ; introduit aussi des complétives.
Jn 3,16 ; 17,21 ; Ph 2,10
α Α
alpha
Cliquer pour révéler[a] court ou [aː] long
Première lettre. Voyelle, type [a]. Correspond à א aleph hébreu. τὸ Ἄλφα καὶ τὸ Ὦ = l'Alpha et l'Oméga (Ap 1,8).
Ap 1,8 ; 21,6 ; 22,13
θ Θ
thêta
Cliquer pour révéler[tʰ] th aspiré
8e lettre. Consonne occlusive aspirée. Présente dans θεός, θάλασσα, ἀλήθεια. Translittéré « th » dans les transcriptions modernes.
θεός, θάνατος, θρόνος, ἀλήθεια
χ Χ
chi
Cliquer pour révéler[kʰ] k aspiré, comme le « ch » allemand
22e lettre. Consonne occlusive aspirée. Importante : Χριστός (Christ), χάρις (grâce), ψυχή (âme).
Χριστός, χάρις, χαρά
ω Ω
ôméga
Cliquer pour révéler[ɔː] o long ouvert
24e et dernière lettre. À distinguer de ο (omicron, « o court »). τὸ Ὦ = l'Oméga, fin (Ap).
Ap 1,8 ; 21,6 ; 22,13
ἁ vs ἀ
esprit rude vs doux
Cliquer pour révéleraspiration ou non en début de mot
Toute voyelle initiale porte un esprit : doux (ἀ, pas d'aspiration) ou rude (ἁ, h aspiré). ρ initial porte toujours l'esprit rude (ῥ).
ἁμαρτία [h-] vs ἀγάπη [-]
📖 Quiz 1 — Vocabulaire théologique grec
10 questions sur les termes théologiques fondamentaux du Nouveau Testament.
Question 1 / 10
Que signifie δικαιοσύνη ?
Question 2 / 10
Quel terme désigne la grâce en grec biblique ?
Question 3 / 10
Que signifie σάρξ chez Paul ?
Question 4 / 10
L'amour de don (charité) se dit en grec :
Question 5 / 10
Que désigne βασιλεία τοῦ θεοῦ ?
Question 6 / 10
Le terme λόγος en Jn 1,1 désigne :
Question 7 / 10
Le mot grec ἁμαρτία signifie littéralement :
Question 8 / 10
Que signifie πνεῦμα ?
Question 9 / 10
Quel est le sens du titre Χριστός ?
Question 10 / 10
Le terme ἐκκλησία signifie étymologiquement :
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⚙ Quiz 2 — Grammaire et morphologie grecques
8 questions sur les déclinaisons, conjugaisons et particularités syntaxiques.
Question 1 / 8
Combien de cas comporte le système nominal grec du NT ?
Question 2 / 8
Le verbe εἰμί appartient à quelle classe verbale ?
Question 3 / 8
Que signifie un verbe déponent en grec ?
Question 4 / 8
L'aoriste exprime principalement :
Question 5 / 8
Quelle préposition grecque se construit toujours avec l'accusatif ?
Question 6 / 8
Le génitif absolu est :
Question 7 / 8
Quel mot grec se construit régulièrement avec le subjonctif aoriste pour exprimer un but ?
Question 8 / 8
Quelle négation utilise-t-on avec l'indicatif ?
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📜 Quiz 3 — Lectures bibliques grecques
8 questions sur des versets clés du Nouveau Testament.
Question 1 / 8
Dans Jn 1,1 « ἐν ἀρχῇ ἦν ὁ Λόγος », à quel temps est ἦν ?
Question 2 / 8
Rm 3,28 : « δικαιοῦσθαι πίστει ἄνθρωπον χωρὶς ἔργων νόμου ». Le verbe à l'infinitif δικαιοῦσθαι est :
Question 3 / 8
Mt 6,9 : « Πάτερ ἡμῶν ὁ ἐν τοῖς οὐρανοῖς, ἁγιασθήτω τὸ ὄνομά σου ». À quel mode est ἁγιασθήτω ?
Question 4 / 8
Dans Jn 3,16 : « οὕτως γὰρ ἠγάπησεν ὁ θεὸς τὸν κόσμον » — que signifie οὕτως ?
Question 5 / 8
1 Co 13,12 : « βλέπομεν γὰρ ἄρτι δι' ἐσόπτρου ἐν αἰνίγματι ». Le sens littéral de δι' ἐσόπτρου est :
Question 6 / 8
Ph 2,6-8 (« hymne carmen Christi ») commence par : « ὃς ἐν μορφῇ θεοῦ ὑπάρχων ». Le verbe ὑπάρχων est :
Question 7 / 8
Mt 16,18 : « σὺ εἶ Πέτρος, καὶ ἐπὶ ταύτῃ τῇ πέτρᾳ οἰκοδομήσω μου τὴν ἐκκλησίαν ». Quelle est la nuance entre Πέτρος et πέτρᾳ ?
Question 8 / 8
Jn 14,6 : « ἐγώ εἰμι ἡ ὁδὸς καὶ ἡ ἀλήθεια καὶ ἡ ζωή ». Quelle est la particularité de la formule ἐγώ εἰμι chez Jean ?
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