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Histoire — Niveau IV/V

Conciles et synodes

De Nicée (325) aux dialogues œcuméniques contemporains : les grandes assemblées doctrinales qui ont forgé le christianisme et structuré ses divisions.

Protestant Orthodoxe Catholique

325 – 787 — Reconnus par toute la chrétienté

Les sept conciles œcuméniques

Les sept premiers conciles œcuméniques — tenus entre 325 et 787, alors que l'Orient et l'Occident chrétiens formaient encore un ensemble unitaire, et que l'autorité du pape n'était pas encore définie comme elle le sera à Vatican I — jouissent d'une reconnaissance unique dans l'histoire du christianisme. Les Églises orthodoxes les reconnaissent comme les seuls conciles véritablement œcuméniques. L'Église catholique y ajoute quatorze conciles postérieurs. Les Réformateurs — Luther, Calvin, Zwingli — accordent aux quatre premiers (Nicée, Constantinople I, Éphèse, Chalcédoine) une autorité normative conditionnelle : ces conciles ont autorité dans la mesure où leurs décisions peuvent être démontrées conformes à l'Écriture.

Qu'est-ce qu'un concile "œcuménique" ?

Le mot οἰκουμένη (oikoumene) désigne le monde habité. Un concile "œcuménique" est donc en théorie un concile de l'Église universelle. En pratique, la définition de l'œcuménicité a toujours été rétroactive : un concile est reconnu comme œcuménique lorsque ses décisions sont reçues par l'ensemble des Églises (reception). Nicée I (325) n'était pas ressenti comme universel par ses contemporains — une minorité épiscopale a signé sous pression impériale, et la résistance arienne a duré cinquante ans après le concile.

Concile Date Décision majeure Hérésie condamnée Enjeu politique
I — Nicée I 325 Christ ὁμοούσιος (consubstantiel) au Père. Symbole de Nicée. Arianisme (Arius, Alexandrie) Constantin cherche l'unité doctrinale de l'Empire. La formule ὁμοούσιος est imposée par pression impériale.
II — Constantinople I 381 Divinité du Saint-Esprit. Symbole de Nicée-Constantinople (encore récité dans la liturgie). Condamnation de l'arianisme résiduel. Pneumatomaques (combattants du Saint-Esprit, Macédonius) Théodose I en fait un pilier de son unification religieuse de l'Empire d'Orient.
III — Éphèse 431 Marie Θεοτόκος (Mère de Dieu) — affirmation de l'unité de la personne du Christ contre la division nestorienne. Nestorianisme (Nestorius, Constantinople) Rivalité entre les sièges d'Alexandrie (Cyrille) et de Constantinople (Nestorius). Les Égyptiens obtiennent la condamnation de leur adversaire.
IV — Chalcédoine 451 Christ une personne en deux natures, divine et humaine, sine confusione, sine commutatione, sine divisione, sine separatione. La définition christologique de référence. Monophysisme / Eutychianisme (Eutychès) Les Églises copte, arménienne, éthiopienne, syriaque rejettent la définition — elles sont encore aujourd'hui non-chalcédoniennes. Rupture durable de l'Orient chrétien.
V — Constantinople II 553 Condamnation des Trois Chapitres (théologiens accusés de nestorianisme posthume). Précisions sur Chalcédoine. Nestorianisme tardif (Théodore de Mopsueste, Théodoret, Ibas) Justinien Ier tente de réconcilier les monophysites en condamnant des rivaux de Cyrille. Le pape Vigile résiste, est arrêté, finit par signer.
VI — Constantinople III 680-681 Le Christ possède deux volontés — divine et humaine — et deux opérations naturelles, sans confusion ni opposition. Monothélisme (une seule volonté dans le Christ, compromis politique de l'Ekthesis d'Héraclius) Condamnation posthume du pape Honorius Ier — la seule condamnation conciliaire d'un pape, utilisée ensuite comme argument contre l'infaillibilité pontificale.
VII — Nicée II 787 Légitimité de la vénération (προσκύνησις) des icônes, distincte de l'adoration (λατρεία) due à Dieu seul. Restauration des icônes après la première iconoclasme. Iconoclasme Les Réformateurs — surtout Zwingli et Calvin — refuseront la distinction vénération/adoration et rejetteront ce concile. Nicée II est le seul des sept conciles non reçu par tous les protestants.

Le Filioque — Le grand contentieux trinitaire

La question du Filioque — l'addition latine et du Fils (et Filio) au Symbole de Nicée-Constantinople de 381, faisant procéder le Saint-Esprit non plus du Père seul mais du Père et du Fils — est l'une des causes formelles du Grand Schisme de 1054. Le Symbole original de 381 dit que l'Esprit ἐκ τοῦ Πατρὸς ἐκπορευόμενον (procède du Père). L'addition latine, généralisée en Occident au XIe siècle malgré les objections antérieures de papes comme Léon III, fut rejetée par Photios (858-886) et reste le point le plus dur du désaccord orthodoxe-catholique.

La théologie occidentale (Augustin, De Trinitate IV-XV) défend la procession ab utroque en arguant de la co-substantialité du Fils avec le Père, ce qui impliquerait une relation commune à l'Esprit. La théologie orientale (Photios, Mystagogie du Saint-Esprit ; Grégoire Palamas) défend la monarchie du Père comme principe unique dans la Trinité : le Fils repose dans l'Esprit, mais l'Esprit procède du seul Père. Les dialogues de Ravenne (2007) et Chieti (2016) reconnaissent que le désaccord est réel mais cherchent à le formuler dans un cadre commun de synodalité et primauté.

1123 – 1965 — Reconnus par l'Église catholique

Conciles catholiques postérieurs au schisme

L'Église catholique reconnaît vingt-et-un conciles œcuméniques depuis Nicée I. Les quatorze qui suivent le schisme de 1054 sont occidentaux — l'Orthodoxie les considère comme des synodes latins régionaux, non comme des conciles œcuméniques. Leur contenu doctrinal est néanmoins fondamental pour comprendre la théologie catholique et les objections que lui adressent les protestants.

Concile Date Décisions majeures Pertinence protestante
Latran IV 1215 Première mention conciliaire du terme transsubstantiatio pour décrire le changement eucharistique. Confession auriculaire annuelle obligatoire. Communion pascale. Définition du mariage. La transsubstantiation deviendra le cœur du débat eucharistique de la Réforme. Luther (Captivité babylonienne, 1520) la rejette comme philosophie aristotélicienne imposée à la foi.
Constance 1414-1418 Fin du Grand Schisme d'Occident (trois papes simultanés). Décret Haec Sancta (1415) : le concile est supérieur au pape en matière de foi. Condamnation et exécution de Jan Hus (6 juillet 1415). Jan Hus, précurseur de la Réforme, est brûlé après avoir reçu un sauf-conduit impérial. Sa mort nourrit la résistance hussite et préfigure les controverses luthériennes.
Trente 1545-1563 Justification par la foi et les œuvres (session VI) — réponse directe à Luther. Canon des Écritures incluant les deutérocanoniques. Sept sacrements. Transsubstantiation. Purgatoire. Culte des saints. Discipline cléricale. Trente est le concile qui définit le catholicisme postconstantinien face à la Réforme. Ses canons sur la justification (session VI) sont encore au cœur du dialogue luthéro-catholique. La question est de savoir si Trente a visé Luther ou une caricature de Luther.
Vatican I 1869-1870 Constitution Pastor Aeternus (18 juillet 1870) : définition de la primauté universelle de juridiction du pape et de son infaillibilité dans les définitions ex cathedra en matière de foi et de mœurs. L'infaillibilité pontificale est le point ecclésiologique le plus difficile pour tous les dialogues œcuméniques. Elle est rejetée non seulement par les protestants et les orthodoxes, mais par un courant catholique (les vieux-catholiques, qui se séparent en 1870).
Vatican II 1962-1965 Sacrosanctum Concilium (liturgie, 1963) ; Lumen Gentium (Église, 1964) ; Dei Verbum (Révélation, 1965) ; Gaudium et Spes (Église dans le monde, 1965). Décrets Unitatis Redintegratio (œcuménisme), Nostra Aetate (autres religions), Dignitatis Humanae (liberté religieuse). Vatican II ouvre le dialogue œcuménique officiel et reconnaît que des éléments d'Église (elementa Ecclesiae) subsistent dans les communautés non catholiques. Les protestants saluent l'ouverture mais notent que Lumen Gentium maintient que l'Église du Christ subsiste dans (subsistit in) l'Église catholique — non qu'elle est l'Église catholique, mais que la plénitude de l'Église y réside.

1618 – 1934 — Normativité confessionnelle protestante

Les grands synodes réformés et luthériens

Si le protestantisme rejette l'autorité normative des conciles postérieurs aux sept premiers, il a lui-même produit des assemblées dont les décisions ont valeur de standards doctrinaux (norma normata — norme elle-même normée par l'Écriture) pour des millions de croyants. Ces synodes et assemblées constituent l'équivalent fonctionnel des conciles dans les traditions réformée et luthérienne.

Synode de Dort (Dordrecht, 1618-1619)

Convoqué par les États Généraux des Provinces-Unies des Pays-Bas, le Synode de Dort est la seule assemblée confessionnelle réformée internationale de l'histoire. Cent trente-sept délégués représentent les Églises réformées des Pays-Bas, de Grande-Bretagne (délégués anglicans), des cantons suisses, du Palatinat, de Brême et de Hesse. Les délégués arminiens (Remontrants) sont convoqués non comme membres délibérants mais comme accusés.

La Remonstrance arminienne de 1610, rédigée après la mort de Jacobus Arminius (1609), proposait cinq modifications à la doctrine calviniste : élection conditionnelle (basée sur la prescience divine de la foi), expiation universelle, grâce résistible, possibilité de perdre le salut. Le synode répond par les Canons de Dort (1619), organisés en cinq points répondant aux cinq articles remontrants, qui codifient la sotériologie calviniste : dépravation totale de la volonté humaine, élection inconditionnelle, expiation limitée aux élus, grâce irrésistible, persévérance assurée des saints. L'acrostiche anglais TULIP (Total depravity, Unconditional election, Limited atonement, Irresistible grace, Perseverance of the saints) est une invention pédagogique postérieure.

Les Canons de Dort ont force normative dans les Églises réformées héritières de la tradition néerlandaise (CRC, RCA aux États-Unis, Gereformeerde Kerken). La question de l'élection et de la prédestination reste l'un des points les plus débattus en théologie protestante contemporaine.

Assemblée de Westminster (1643-1649)

Convoquée par le Long Parlement anglais au plus fort de la guerre civile contre Charles Ier, l'Assemblée de Westminster réunit cent cinquante-et-un théologiens anglais et six commissaires écossais. Elle produit la Confession de Westminster (1646), le Grand Catéchisme et le Petit Catéchisme — les trois documents (Westminster Standards) qui constituent à ce jour le standard doctrinal de toutes les Églises presbytériennes mondiales et de nombreuses Églises congrégationalistes et baptistes réformées.

La Confession de Westminster est le document doctrinal réformé le plus systématique et le plus influent de l'histoire : trente-trois chapitres couvrant l'ensemble de la dogmatique (Écriture, Dieu, décrets éternels, création, providence, chute, alliance, Christ, salut, Église, sacrements, État civil, résurrection et jugement). Sa section sur le sabbat (chapitre XXI) codifie le sabbatarisme réformé anglophone qui distingue le dimanche chrétien du sabbat hébraïque tout en lui conférant une obligation similaire. La question de l'État et de l'Église (chapitre XXIII : le magistrat civil peut convoquer des synodes) a été révisée dans les versions américaines après la séparation de l'Église et de l'État.

Déclaration de Barmen (1934)

Le 29 mai 1934, à Barmen (aujourd'hui Wuppertal), la première Confessing Church (Bekennende Kirche) allemande adopte la Theologische Erklärung von Barmen, rédigée principalement par Karl Barth. Face à l'entrisme national-socialiste dans les Églises allemandes unifiées (Deutsche Christen, Reichskirche du pasteur Ludwig Müller), la Déclaration affirme en six thèses la seigneurie exclusive de Jésus-Christ sur l'Église contre toute autre seigneurie politique, raciale ou nationale.

La première thèse est la plus célèbre : Jésus-Christ, tel qu'il nous est attesté dans la Sainte Écriture, est l'unique Parole de Dieu que nous devons écouter, à laquelle nous devons faire confiance et obéir dans la vie et dans la mort. C'est un rejet explicite de toute théologie naturelle — révélation de Dieu dans la race, le peuple ou l'histoire — qui aurait pu légitimer théologiquement le national-socialisme. La Déclaration est aujourd'hui intégrée dans la Book of Confessions des Églises presbytériennes américaines (PCUSA).

Le Livre de Concorde (1580) — Standard luthérien

Le Konkordienbuch (1580) rassemble les documents doctrinaux de référence du luthéranisme confessionnel : les trois Symboles œcuméniques (apostolique, nicéen, athanasien), la Confession d'Augsbourg (Confessio Augustana, 1530, rédigée par Melanchthon), l'Apologie de la Confession d'Augsbourg (1531), les Articles de Smalcalde (1537, rédigés par Luther), le Traité sur le pouvoir et la primauté du pape (Melanchthon, 1537), le Grand Catéchisme et le Petit Catéchisme de Luther (1529), et la Formule de Concorde (1577). Ce corpus demeure le standard confessionnel des Églises luthériennes membres de l'ILC (Conférence Luthérienne Internationale) et de la FLM (Fédération Luthérienne Mondiale).

XXe-XXIe siècles — Vers la réconciliation ?

Les grands dialogues œcuméniques contemporains

Le mouvement œcuménique moderne prend son essor avec la Conférence missionnaire d'Édimbourg (1910), aboutit à la fondation du Conseil Œcuménique des Églises (COE) à Amsterdam en 1948, et génère depuis les années 1960 une série de dialogues bilatéraux officiels qui ont produit des textes d'une portée doctrinale considérable. L'œcuménisme académique — distinct de l'œcuménisme sentimental — prend au sérieux les désaccords réels et cherche à formuler des convergences précises, sans les confondre avec des consensus qu'elles ne sont pas.

La Déclaration commune sur la justification (Augsbourg, 1999)

Signée le 31 octobre 1999 (jour de la Réforme) à Augsbourg, entre la Fédération Luthérienne Mondiale (FLM) et le Pontifical Council for Promoting Christian Unity, la Déclaration commune sur la doctrine de la justification (DCDJ) affirme qu'un consensus de base sur les vérités de la justification est désormais possible entre luthériens et catholiques. Elle a été rejointe par la Communion mondiale d'Églises méthodistes (2006), l'Alliance Mondiale des Églises Réformées (2017, Wittenberg) et la Communion anglicane (2017).

Les théologiens confessionnels (luthériens et réformés) ont largement critiqué le texte pour son imprécision délibérée : la question de l'imputation de la justice active du Christ (non seulement la rémission des péchés mais la justice positive du Christ créditée au croyant) n'est pas tranchée, et le texte catholique maintient que la justification inclut la régénération et la sanctification, ce que les réformés distinguent soigneusement de la justification forensique proprement dite.

Du conflit à la communion (FLM-Vatican, 2013)

À l'approche du 500e anniversaire de la Réforme (2017), la Commission luthéro-catholique internationale publie le rapport Du conflit à la communion (2013), qui propose une commémoration œcuménique de la Réforme reconnaissant à la fois les dons et les fautes des deux côtés. Le 31 octobre 2016, à Lund (Suède), le pape François et le président de la FLM signent une déclaration commune lors d'une cérémonie historique. Le symbole est fort ; la convergence doctrinale reste partielle.

Ravenne (2007) et Chieti (2016) — Dialogue orthodoxe-catholique

Le document de Ravenne (2007) de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l'Église catholique et l'Église orthodoxe affirme que la synodalité et la primauté sont inséparables à tous les niveaux de la vie de l'Église, et qu'au niveau universel, le primat de l'évêque de Rome était reconnu au premier millénaire — bien que ses modalités fassent encore l'objet d'interprétations différentes. Le document de Chieti (2016) prolonge ce travail en explorant la synodalité et la primauté dans l'Église indivise du premier millénaire. La question de la primauté de juridiction (catholique) versus primauté d'honneur (orthodoxe) reste le nœud irréductible.

ARCIC III — Walking Together on the Way (2018)

L'Anglican-Roman Catholic International Commission dans sa troisième phase (2011-2018) publie Walking Together on the Way : Learning to Be the Church — Local, Regional, Universal (2018). Le document explore la communion ecclésiale à trois niveaux (local, régional, universel) et cherche une formulation de la primauté compatible avec la pleine communion visible. L'ordination des femmes à l'épiscopat dans plusieurs provinces anglicanes depuis 2012 complique structurellement ce dialogue.

Quel concile, pour qui ?

Autorité conciliaire — Tableau comparatif

La question de l'autorité conciliaire est elle-même un point de divergence théologique majeur entre les traditions. Ce tableau résume les positions de principe des trois traditions sur la nature et les limites de l'autorité conciliaire.

Question Protestant Orthodoxe Catholique
Nombre de conciles reçus 4 (certains), 6 (nombreux), 7 sans Nicée II (courant réformé) 7 exactement (325-787) 21 (325-1965)
Fondement de l'autorité Accord avec l'Écriture (Sola Scriptura). Le concile peut errer. Réception par le peuple de Dieu dans la Tradition. Consensus patrum. Confirmation par le pape. Assistance du Saint-Esprit garantissant l'infaillibilité.
Infaillibilité conciliaire Non. Calvin : Les conciles peuvent errer et ont erré. (Inst. IV, 9, 7) Relative — garantie par la réception. Un concile peut être rétroactivement invalidé (pseudo-synode d'Éphèse, 449). Oui, pour les définitions de foi et de mœurs d'un concile œcuménique approuvé par le pape.
Relation concile-pape Question sans objet (rejet de la papauté). Le patriarche œcuménique de Constantinople a une primauté d'honneur, non de juridiction. Le concile lui est supérieur. Le pape convoque, préside (ou délègue), confirme le concile. Le concile sans le pape est invalide (Pastor Aeternus, 1870).
Synodes confessionnels Dort (1618-19), Westminster (1643-49), Barmen (1934) — normatifs pour leurs traditions. Concile panorthodoxe de Crète (2016) — statut débattu (Russie, Géorgie, Serbie absentes). Synode des évêques (institution vaticane depuis 1965) — consultatif, non législatif.
Œcuménisme contemporain

Le débat sur la conciliarité est peut-être le terrain œcuménique le plus prometteur à long terme. Le document de Ravenne (2007) entre orthodoxes et catholiques reconnaît que synodalité et primauté sont co-impliquées, sans trancher les modalités. Du côté protestant, la Lettre de Leuenberg (1973) entre Églises luthériennes et réformées d'Europe et la Communion de Porvoo (1996) entre Églises luthériennes nordiques et Églises anglicanes illustrent une conciliarité protestante fonctionnelle. La notion de conciliarité différenciée proposée par certains théologiens œcuméniques cherche à articuler ces expériences.

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Approfondir

Éditions critiques des décrets conciliaires : Norman P. Tanner, éd., Decrees of the Ecumenical Councils, 2 vol., Washington : Georgetown University Press, 1990 (texte latin/grec avec traduction anglaise). Giuseppe Alberigo et al., éds., Conciliorum Oecumenicorum Decreta, Bologne : Istituto per le Scienze Religiose, 3e éd. 1973. Pour les décrets catholiques avec numérotation de référence : Denzinger-Hünermann, 38e éd., Herder, 1999 (traduction française : Cerf, 1996).

Synodes protestants : Chad Van Dixhoorn, éd., The Minutes and Papers of the Westminster Assembly 1643-1652, 5 vol., Oxford : Oxford University Press, 2012. Peter Y. De Jong, éd., Crisis in the Reformed Churches : Essays in Commemoration of the Synod of Dort, Reformed Fellowship, 1968. Pour Barmen : Eberhard Busch, Karl Barth : sa vie d'après ses lettres et journaux intimes, trad. fr., Genève : Labor et Fides, 1979.

Cours universitaires accessibles : Yale Open Courses, Introduction to the New Testament History and Literature (Dale Martin) — traite des origines des décisions conciliaires. Harvard Extension School, Christianity Through Its Scriptures. UNIGE : programme du cours de Patrologie (Faculté de théologie, accessible sur le site de l'UNIGE).