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Textes fondateurs du christianisme

Les confessions de foi — Textes intégraux

Des Symboles apostoliques aux déclarations évangéliques du XXe siècle — les textes dans lesquels les communautés chrétiennes ont consigné leur foi à travers les siècles. Traductions françaises de référence avec textes latins, allemands et grecs originaux.

27confessions
IIe s.–2010période couverte
5traditions
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I. Les Symboles œcuméniques

Reconnus par les traditions catholique, orthodoxe et protestante. Ils constituent le plancher minimum de l'unité doctrinale chrétienne.

Symbole des Apôtres

IIe–IVe siècleUsage baptismal romainUniversel (Occident)

La forme actuelle est fixée vers le VIIIe siècle. Il dérive du symbole baptismal romain (Symbolum Romanum, IIe s.). Utilisé dans les Laudes, Vêpres et comme enseignement catéchétique dans toutes les traditions occidentales. La formule « descendit ad inferos » (il est descendu aux enfers) a fait l'objet de débats — Calvin l'interprète comme la souffrance de l'abandon divin sur la croix, non comme un lieu géographique.

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre.

Et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur ; qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers ; le troisième jour est ressuscité des morts ; est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d'où il viendra juger les vivants et les morts.

Je crois au Saint-Esprit, à la sainte Église catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.

Credo in Deum Patrem omnipotentem, Creatorem cæli et terræ. Et in Iesum Christum, Filium eius unicum, Dominum nostrum; qui conceptus est de Spiritu Sancto, natus ex Maria Virgine, passus sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuus, et sepultus; descendit ad inferos; tertia die resurrexit a mortuis; ascendit ad cælos; sedet ad dexteram Dei Patris omnipotentis; inde venturus est iudicare vivos et mortuos. Credo in Spiritum Sanctum, sanctam Ecclesiam catholicam, sanctorum communionem, remissionem peccatorum, carnis resurrectionem, vitam æternam. Amen.

Sources : Rufin d'Aquilée, Commentarius in Symbolum Apostolorum, 404 ; Denzinger-Hünermann 30.

Symbole nicéno-constantinopolitain

Nicée 325 / Constantinople I 381Universel (Occident + Orient)Grec → Latin → Vernaculaire

Le Credo le plus universel du christianisme — récité chaque dimanche dans la liturgie catholique, orthodoxe, anglicane et luthérienne. Le Concile de Nicée (325) l'adopte pour contrer l'arianisme qui niait la divinité du Fils. Le Concile de Constantinople I (381) lui ajoute l'article sur le Saint-Esprit contre les pneumatomaques. La version latine y ajoute le Filioque (« et du Fils ») — source principale du Grand Schisme de 1054.

Nous croyons en un seul Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre, de toutes les choses visibles et invisibles.

Et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, engendré du Père avant tous les siècles, Dieu de Dieu, Lumière de Lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré non pas créé, de même nature (ὁμοούσιος) que le Père, par qui tout a été fait ; qui pour nous les hommes et pour notre salut est descendu des cieux, a pris chair de la Vierge Marie par le Saint-Esprit et s'est fait homme ; qui a été crucifié pour nous sous Ponce Pilate, a souffert et a été enseveli ; qui est ressuscité le troisième jour, conformément aux Écritures, et est monté aux cieux, et est assis à la droite du Père ; et qui reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts, et son règne n'aura pas de fin.

Et au Saint-Esprit, qui est Seigneur et qui donne la vie, qui procède du Père [et du Fils — Filioque, version latine], qui avec le Père et le Fils est adoré et glorifié ensemble, qui a parlé par les prophètes.

Et à la sainte Église, une, catholique et apostolique. Nous reconnaissons un seul baptême pour le pardon des péchés. Nous attendons la résurrection des morts et la vie du monde à venir. Amen.

Πιστεύομεν εἰς ἕνα Θεόν, Πατέρα παντοκράτορα, ποιητὴν οὐρανοῦ καὶ γῆς, ὁρατῶν τε πάντων καὶ ἀοράτων. [version grecque originale — texte complet dans Denzinger-Hünermann 125/150]

Sources : Denzinger-Hünermann 125 (Nicée) et 150 (Constantinople I) ; Tanner, Norman P., éd. Decrees of the Ecumenical Councils. London : Sheed & Ward, 1990, vol. I, 24–30.

Symbole d'Athanase (Quicumque vult)

Ve–VIIIe siècleOrigine gauloise probableOccident (déclin d'usage)

Ce long texte trinitaire et christologique commence par « Quicumque vult salvus esse… » (Quiconque veut être sauvé…). Paradoxalement, il n'a probablement pas été écrit par Athanase. Il contient des clauses damnantes (damnatus est) qui ont choqué de nombreux protestants et fait tomber le texte en désuétude dans les Églises réformées et certaines Églises luthériennes. Inclus dans le Book of Concord luthérien.

Prologue et clause damnante

Quiconque veut être sauvé doit avant tout tenir la foi catholique ; celui qui ne la gardera pas intacte et pure périra sans aucun doute dans l'éternité.

Sur la Trinité (art. 3–28)

Or la foi catholique consiste à vénérer un seul Dieu en Trinité et la Trinité en unité, sans confondre les personnes ni diviser la substance. Car autre est la personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit. Mais la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit est une, égale la gloire, coéternelle la majesté. Tel qu'est le Père, tel est le Fils, tel est le Saint-Esprit. Incréé est le Père, incréé est le Fils, incréé est le Saint-Esprit. Immense est le Père, immense est le Fils, immense est le Saint-Esprit. Éternel est le Père, éternel est le Fils, éternel est le Saint-Esprit. Et cependant ils ne sont pas trois éternels, mais un seul éternel. Comme aussi il n'y a pas trois incréés, ni trois immenses, mais un seul incréé et un seul immense. De même le Père est tout-puissant, le Fils est tout-puissant, le Saint-Esprit est tout-puissant. Et cependant il n'y a pas trois tout-puissants, mais un seul tout-puissant. Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu. Et cependant il n'y a pas trois dieux, mais un seul Dieu.

Sur le Christ (art. 29–43)

Il est nécessaire, pour le salut éternel, de croire avec foi droite en l'Incarnation de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Car la foi droite et vraie consiste à croire et à confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, engendré de la substance du Père avant les siècles ; homme, né dans le temps de la substance de sa mère. Dieu parfait, homme parfait subsistant en âme raisonnable et en chair humaine. Égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l'humanité. Qui, quoique Dieu et homme, n'est pas deux, mais un seul Christ. Un, non pas parce que la divinité a été convertie en chair, mais parce que l'humanité a été assumée en Dieu.

Sources : Denzinger-Hünermann 75–76 ; trad. Gounelle, André, dans Leith, John H., éd. Creeds of the Churches. Louisville : Westminster John Knox, 1982, 704–710.

II. Les confessions luthériennes — Le Livre de la Concorde (1580)

Le Konkordienbuch (1580) réunit les documents normatifs du luthéranisme confessionnel. Il comprend les trois Symboles œcuméniques plus six documents luthériens. Il est normatif pour les Églises membres de la Fédération Luthérienne Mondiale.

Confession d'Augsbourg (Confessio Augustana) — Articles I–VII et XXI

25 juin 1530Philippe MelanchthonDiète d'Augsbourg28 articles

Présentée à l'Empereur Charles V lors de la Diète d'Augsbourg. Première confession protestante soumise à une autorité impériale. Ton iréniciste de Melanchthon — cherche à montrer que les luthériens ne s'écartent pas de l'Église catholique sur les articles essentiels. Les art. I–XXI exposent la doctrine ; les art. XXII–XXVIII dénoncent les abus. L'art. IV sur la justification est le cœur théologique.

Article I — De Dieu

Nos Églises enseignent, d'un accord commun, que le décret du Concile de Nicée touchant l'unité de l'essence divine et les trois personnes est vrai et doit être cru sans aucun doute : à savoir qu'il y a un seul essence divine, qui s'appelle et qui est réellement Dieu ; mais qu'il y a en cette unique essence divine trois personnes coégales en puissance et en éternité — le Père, le Fils et le Saint-Esprit — toutes trois une seule et même essence divine.

Article II — Du péché originel

Nos Églises enseignent encore que, depuis la chute d'Adam, tous les hommes qui naissent selon le cours naturel sont conçus et nés dans le péché. C'est-à-dire que tous les hommes, dès leur naissance, sont pleins de mal de désir et d'inclination, et qu'ils ne peuvent avoir par nature aucune véritable crainte de Dieu, aucune véritable foi en Dieu. Cette maladie ou vice originel est vraiment un péché qui damne et apporte maintenant la mort éternelle à ceux qui ne sont pas régénérés par le Baptême et le Saint-Esprit.

Article III — Du Fils de Dieu

Nos Églises enseignent que le Verbe, c'est-à-dire le Fils de Dieu, a pris la nature humaine dans le sein de la bienheureuse Vierge Marie, de sorte que les deux natures, la divine et l'humaine, inséparablement unies en une seule personne, sont un seul Christ, vrai Dieu et vrai homme, né de la Vierge Marie, réellement souffert, crucifié, mort et enseveli, pour réconcilier le Père avec nous et pour être victime, non seulement du péché originel, mais aussi de tous les péchés actuels des hommes. Le même est descendu aux enfers, est vraiment ressuscité le troisième jour, est ensuite monté aux cieux, siège à la droite du Père, et règne et domine éternellement sur toutes les créatures ; sanctifie les croyants qui ont foi en Lui, leur envoie le Saint-Esprit, qui gouverne, console et vivifie leurs cœurs et les défend contre le diable et la puissance du péché.

Article IV — De la Justification [Article central]

Nos Églises enseignent, en outre, que les hommes ne peuvent être justifiés devant Dieu par leurs propres forces, mérites ou œuvres, mais qu'ils sont justifiés gratuitement à cause du Christ, par la foi, quand ils croient qu'ils sont reçus en grâce et que leurs péchés sont pardonnés à cause du Christ, qui, par sa mort, a satisfait pour nos péchés. Dieu impute cette foi comme justice devant lui. Rom. 3 et 4.

Item docent, quod homines non possint iustificari coram Deo propriis viribus, meritis aut operibus, sed gratis iustificentur propter Christum per fidem, cum credunt se in gratiam recipi et peccata remitti propter Christum, qui sua morte pro nostris peccatis satisfecit. Hanc fidem imputat Deus pro iustitia coram ipso. Rom. 3. et 4.
Article V — Du ministère ecclésiastique

Pour obtenir cette foi, Dieu a institué le ministère de l'enseignement de l'Évangile et de l'administration des sacrements. Car c'est par la Parole et les sacrements, comme par des instruments, que le Saint-Esprit est donné, lequel produit la foi — où et quand il lui plaît — dans ceux qui entendent l'Évangile.

Article VI — De la nouvelle obéissance

Nos Églises enseignent encore que cette foi doit produire de bons fruits et de bonnes œuvres, et qu'il faut faire toutes les bonnes œuvres commandées par Dieu à cause de la volonté de Dieu, mais non pas qu'on doive se fier en ces œuvres pour mériter grâce devant Dieu.

Article VII — De l'Église

Nos Églises enseignent aussi qu'il y a une sainte Église, qui sera maintenue éternellement. Or l'Église est la congrégation des saints dans laquelle on enseigne l'Évangile en pureté et où l'on administre les sacrements selon l'Évangile. Et pour la vraie unité de l'Église, il suffit d'être d'accord sur la doctrine de l'Évangile et sur l'administration des sacrements. Il n'est pas nécessaire que les traditions humaines, les rites ou les cérémonies institués par les hommes soient semblables partout.

Article XXI — Du culte des saints

Touchant le culte des saints, nos Églises enseignent que l'on peut se proposer les saints pour exemples de foi et de bonnes œuvres, et que chacun peut se fortifier par leur exemple dans sa vocation. Mais l'Écriture sainte n'enseigne pas d'invoquer les saints ou d'implorer leur secours, parce qu'elle nous propose un seul médiateur, satisfacteur, grand-prêtre et intercesseur, Jésus-Christ, auprès de qui nous devons nous réfugier en toutes nos adversités et tentations.

Texte français : traduction Jundt révisée. Latin original dans Kolb, Robert, et Timothy Wengert, éd. The Book of Concord. Minneapolis : Fortress, 2000, 27–105.

Articles de Smalcalde

1537Martin LutherLigue de Smalcalde

Rédigés par Luther à la demande de l'Électeur de Saxe en vue d'un éventuel concile général. Ton beaucoup plus combatif que la Confessio Augustana de Melanchthon — Luther identifie le pape à l'Antéchrist (art. II, 4). Articles inclus dans le Livre de la Concorde (1580).

Partie II, Article I — De la rédemption

Que le Fils de Dieu soit devenu homme, que le Père ait jeté sur lui tous nos péchés et qu'il ait payé et satisfait pour nous par son sang — tout cela est si clairement et si abondamment enseigné dans la Bible qu'il serait inutile de s'y arrêter longtemps.

Partie II, Article IV — De la papauté

Le Pape n'est pas, de droit divin ni selon la Parole de Dieu, chef de toute la chrétienté (car cela n'appartient qu'à un seul, qui est Jésus-Christ), mais seulement évêque ou pasteur de l'Église de Rome et de ceux qui se sont volontairement ou par tradition humaine attachés à lui. C'est l'Antéchrist ou l'homme de péché dont parle Paul (2 Th 2), qui s'exalte lui-même au-dessus et contre le Christ ; car le Pape repousse la doctrine de la justification par la grâce et la foi, et substitue à cette doctrine ses propres inventions humaines.

Partie III, Article I — Du péché

Il faut ici confesser que le péché originel est comme une corruption radicale de la nature entière, que rien en nous, depuis notre naissance, n'est sans péché, ni corps, ni âme, ni forces ni facultés. Cette corruption doit être distinguée des fruits qu'elle engendre : les péchés actuels, les pensées, les paroles et les œuvres coupables.

Kolb, Robert, et Timothy Wengert, éd. The Book of Concord. Minneapolis : Fortress, 2000, 295–328.

Petit Catéchisme de Luther — Les cinq parties

1529Martin LutherTableau affiché dans les maisons et les paroisses

Rédigé à l'intention des pères de famille et des pasteurs de paroisse pour l'instruction des simples chrétiens. Structure en cinq parties : les Dix Commandements, le Symbole des Apôtres, le Notre Père, le Baptême, la Cène. La formule d'explication « Was ist das ? — Qu'est-ce que cela ? » est caractéristique du style de Luther. Le catéchisme le plus influent de l'histoire du protestantisme.

Premier commandement

Tu n'auras pas d'autres dieux devant moi.

Qu'est-ce que cela veut dire ? Nous devons craindre Dieu, l'aimer et lui faire confiance par-dessus toutes choses.

Le Symbole des Apôtres — Deuxième article

Et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur…

Qu'est-ce que cela veut dire ? Je crois que Jésus-Christ, vrai Dieu, engendré du Père de toute éternité, et aussi vrai homme, né de la Vierge Marie, est mon Seigneur ; qu'il m'a racheté, moi pécheur perdu et condamné, qu'il m'a acquis et conquis sur tous mes péchés, sur la mort et la puissance du diable ; non avec de l'or ou de l'argent, mais avec son sang précieux, avec sa sainte et innocente souffrance et sa mort ; et cela afin que je lui appartienne, que je vive sous lui dans son Royaume, et que je le serve dans une justice, une innocence et une béatitude éternelles, de même qu'il est ressuscité d'entre les morts, qu'il vit et règne dans l'éternité. C'est là une vérité certaine.

Du Baptême

Qu'est-ce que le Baptême ? Le Baptême n'est pas simplement de l'eau naturelle, mais c'est de l'eau divine liée à la Parole et au commandement de Dieu, et sanctifiée par eux ; c'est, comme saint Paul l'écrit aux Éphésiens au 5e chapitre : un bain d'eau avec la Parole.

Quelle grâce, quel bienfait le Baptême confère-t-il ? Il procure la rémission des péchés, délivre de la mort et du diable, et donne la béatitude éternelle à tous ceux qui croient ce que promettent les paroles et les promesses de Dieu.

Luther, Martin. Kleiner Katechismus, 1529. Dans : WA 30/1, 243–424. Trad. Benckert, Robert. Paris : Cerf, 1958.

III. Les confessions réformées

La tradition réformée se caractérise par sa richesse confessionnelle régionale. Les « Trois Formes d'Unité » (Catéchisme de Heidelberg, Confession Belgica, Canons de Dordrecht) sont normatives pour les Églises réformées de tradition néerlandaise. La Westminster Confession est normative pour les Églises presbytériennes.

Catéchisme de Heidelberg — Questions 1–30 et questions clés

1563Zacharias Ursinus, Kaspar OlevianusPalatinat électoral129 questions

Le catéchisme réformé le plus aimé et le plus utilisé dans le monde — traduit en plus de 40 langues. Structuré autour des trois thèmes : « La misère de l'homme », « La délivrance de l'homme », « La gratitude de l'homme ». Commandé par l'Électeur Frédéric III du Palatinat. L'une des « Trois Formes d'Unité » normatives pour les Églises réformées néerlandaises.

Question 1 — L'unique consolation (la plus célèbre)

Q. Quelle est ton unique consolation dans la vie et dans la mort ?

R. C'est que je ne m'appartiens pas, mais que, corps et âme, dans la vie et dans la mort, j'appartiens à mon fidèle Sauveur Jésus-Christ. Il a pleinement satisfait pour tous mes péchés par son sang précieux, et m'a délivré de toute la puissance du diable. Il me garde, si bien que sans la volonté de mon Père céleste, il ne peut tomber un seul cheveu de ma tête ; mais il faut aussi que tout serve à mon salut. C'est pourquoi il m'assure par son Saint-Esprit de la vie éternelle et me rend de bon cœur et prêt à vivre pour lui désormais.

Question 2 — Structure du catéchisme

Q. Combien de choses te sont nécessaires pour que tu puisses vivre et mourir dans cette consolation ?

R. Trois choses : premièrement, quelle est la grandeur de mon péché et de ma misère ; deuxièmement, comment je suis délivré de tous mes péchés et de toute ma misère ; troisièmement, comment je dois rendre grâce à Dieu pour cette délivrance.

Question 60 — La justification par la foi

Q. Comment es-tu juste devant Dieu ?

R. Uniquement par une vraie foi en Jésus-Christ ; de sorte que quoique ma conscience m'accuse de n'avoir pas observé les commandements de Dieu et d'avoir transgressé tous les commandements, et de n'avoir pas cessé de pencher vers tout mal ; cependant Dieu, sans aucun mérite de ma part, par pure grâce, m'impute et m'accorde la satisfaction, la justice et la sainteté parfaites du Christ, comme si je n'avais jamais commis ni eu aucun péché, et comme si j'avais accompli moi-même toute la satisfaction que le Christ a accomplie pour moi ; pourvu seulement que j'accepte ce bienfait avec un cœur croyant.

Question 66 — Des sacrements

Q. Que sont les sacrements ?

R. Les sacrements sont des signes et des sceaux visibles et saints, institués par Dieu, afin que par leur usage il nous déclare et scelle encore mieux la promesse de l'Évangile, à savoir qu'il nous accorde la rémission des péchés et la vie éternelle, à cause de ce seul sacrifice du Christ accompli à la croix.

Question 80 — Différence entre la Cène du Seigneur et la messe papale

Q. Quelle est la différence entre la Cène du Seigneur et la messe papale ?

R. La Cène du Seigneur nous atteste que nous avons un plein pardon de tous nos péchés par le seul sacrifice de Jésus-Christ, qu'il a accompli une seule fois sur la croix, et que nous sommes greffés dans le Christ par le Saint-Esprit, qui habite en lui et en nous. Mais la messe enseigne que les vivants et les morts n'ont pas le pardon des péchés par les souffrances du Christ, à moins que le Christ ne soit encore quotidiennement offert pour eux par les sacrificateurs ; et que donc le Christ n'est pas ressuscité, sinon la messe serait une abomination et idolâtrie détestables.

Texte trad. Soulié, M., révisé. Cochrane, Arthur C., éd. Reformed Confessions of the 16th Century. Louisville : Westminster John Knox, 2003, 305–331.

Confession de La Rochelle (Confession de foi des Églises réformées de France)

1559Jean Calvin (rédacteur principal)Synode de Paris40 articles

Adoptée par le premier synode national des Églises réformées de France (mai 1559 à Paris). La Gallia reformata naquit dans la clandestinité — les protestants français risquaient la mort pour leur foi. Calvin y contribua de manière décisive, surtout pour les articles doctrinaux. Révisée au Synode de La Rochelle (1571) — d'où son nom usuel. Encore formellement reconnue par l'Église Protestante Unie de France.

Article I — Dieu unique

Nous croyons et confessons qu'il y a un seul Dieu, qui est une seule et simple essence spirituelle, infinie, incompréhensible, invisible, immuable, infinie ; laquelle est toute sagesse, toute bonté, toute justice, toute vérité, toute puissance, toute vie.

Article V — L'Écriture Sainte

Nous croyons que la Parole qui est contenue en ces livres est venue de Dieu, et qu'elle reçoit son autorité de lui seul, et non des hommes. Et d'autant qu'elle est la règle de toute vérité, contenant tout ce qui est nécessaire pour le service de Dieu et de notre salut, il n'est pas loisible aux hommes, ni même aux anges, d'y ajouter, diminuer ni changer quoi que ce soit.

Article XVIII — De l'Incarnation

Nous croyons que Jésus-Christ, étant la sagesse de Dieu éternelle et son Fils éternel, a revêtu notre nature humaine, par l'opération du Saint-Esprit, dans le sein de la Vierge Marie ; de telle sorte qu'il a eu deux natures, la divine et l'humaine, jointes ensemble en une seule personne ; et toutefois chaque nature est entière et parfaite.

Article XXII — De la foi et de la justification

Nous croyons que par Jésus-Christ nous sommes réconciliés avec Dieu, vu que, nous étant ennemis, il nous a réconciliés par sa mort, afin que nous ayons grâce et faveur devant lui ; et c'est en la justice de Jésus-Christ que notre justice est fondée. Nous croyons, disons-nous, que la foi en Jésus-Christ est la façon dont Dieu nous fait jouir de la grâce qu'il nous offre ; en quoi nous ne regardons aucune vertu ni mérite, mais nous attendons toute notre justification de la pure grâce de Dieu, par laquelle il nous impute la satisfaction, la satisfaction et justice de Jésus-Christ.

Article XXXV — De la Sainte-Cène

Nous croyons et confessons que la Cène de notre Seigneur Jésus-Christ est un signe et témoignage de l'union que nous avons avec Lui ; et étant assis à la droite de son Père en son humanité, et néanmoins habitant en nous par son Esprit, nous confessons que son corps et son sang nous sont donnés spirituellement en ce sacrement, selon la vraie foi que nous avons, et non en façon corporelle ni grossière.

Cochrane, Arthur C., éd. Reformed Confessions of the 16th Century. Louisville : Westminster John Knox, 2003, 137–158.

Les Canons de Dordrecht — Les « Cinq Points » (TULIP)

1618–1619Synode de DordrechtAssemblée internationale réformée

Le Synode de Dordrecht (nov. 1618 – mai 1619) est la seule grande assemblée confessionnelle internationale de l'histoire réformée — avec des délégués des Pays-Bas, d'Angleterre, d'Écosse, d'Allemagne, de Suisse, de France et de la Bohême. Il répond aux cinq articles arminiens remontrants. Ses Canons sont articulés en quatre chapitres (souvent présentés en cinq points : TULIP — Total depravity, Unconditional election, Limited atonement, Irresistible grace, Perseverance of the saints).

Chapitre I, Article 7 — L'élection inconditionnelle

L'élection est le dessein immuable de Dieu par lequel, avant la fondation du monde, selon sa volonté souveraine, par pure grâce, il a choisi en Jésus-Christ pour le salut un certain nombre de personnes déterminées parmi les hommes tombés dans le péché et la perdition — non en vertu d'aucune qualité prévue en eux, de leur foi, ou de leur obéissance à la foi, de leur sainteté ou de quelque autre bonne disposition ou qualité, mais pour manifester sa grâce miséricordieuse ; ces personnes étant en elles-mêmes indignés de toute faveur.

Chapitre II, Article 3 — La mort du Christ et son efficacité

La mort du Fils de Dieu est le seul et très parfait sacrifice et satisfaction pour les péchés, d'une valeur et d'un prix infinis, capable de satisfaire amplement pour les péchés du monde entier.

Chapitre III–IV, Article 10 — La régénération

Mais quand Dieu accomplit sa bonne volonté en ses élus, ou produit en eux la vraie conversion, non seulement il fait que l'Évangile leur soit annoncé, et il illumine puissamment leurs esprits par le Saint-Esprit, pour qu'ils comprennent les choses de l'Esprit ; mais, pénétrant par le même Esprit régénérateur dans les intimes de l'homme, il ouvre le cœur fermé, il amollit le cœur endurci, circoncit le cœur incirconcis, infuse de nouvelles qualités dans la volonté, laquelle, d'endormie, il rend active ; de mauvaise, bonne ; de récalcitrante, obéissante ; il la meut et la fortifie, de sorte que, comme un arbre bon, elle puisse produire des fruits de bonnes actions.

Chapitre V, Article 3 — La persévérance des saints

Par suite de ces restes de l'habitus de la corruption résidant en eux et des tentations du monde et de Satan, les convertis ne pourraient persévérer dans la grâce par eux-mêmes s'ils n'étaient pas soutenus par la puissance de Dieu. Mais Dieu est fidèle, qui les ayant confirmés dans la grâce miséricordieusement accordée, les maintient dans cette même grâce jusqu'à la fin, et les amène à la victoire.

Schaff, Philip, éd. The Creeds of Christendom. Vol. 3. New York : Harper, 1877, 550–597. Trad. modifiée.

Westminster Confession of Faith — Chapitres I–III, VIII, XI et XVI

1646Assemblée de WestminsterLondres33 chapitres

La confession réformée la plus complète et la plus systématique. Rédigée par l'Assemblée de Westminster (1643–1649) — une assemblée de 121 théologiens convoquée par le Parlement anglais. Standard confessionnel de toutes les Églises presbytériennes mondiales. Accompagnée du Grand Catéchisme (196 questions) et du Petit Catéchisme (107 questions).

Chapitre I — De la Sainte Écriture

1. Quoique la lumière de la nature et les œuvres de la création et de la Providence révèlent la bonté, la sagesse et la puissance de Dieu au point que les hommes sont inexcusables, elles ne sont pas suffisantes pour donner cette connaissance de Dieu et de sa volonté qui est nécessaire pour le salut.

4. L'autorité de la Sainte Écriture, pour laquelle elle doit être crue et obéie, ne dépend pas du témoignage d'un homme ou d'une Église, mais entièrement de Dieu (qui est lui-même la vérité) son auteur ; et c'est pourquoi elle doit être reçue, parce qu'elle est la Parole de Dieu.

6. Le conseil de Dieu entier touchant tout ce qui est nécessaire pour sa propre gloire, le salut de l'homme, la foi et la vie, est soit expressément contenu dans l'Écriture, soit peut être déduit de l'Écriture par une conséquence bonne et nécessaire.

10. Le juge suprême par lequel toutes les controverses de la religion doivent être décidées, et tous les décrets des conciles, les opinions des Anciens, les doctrines des hommes et les esprits particuliers doivent être examinés, et dont le jugement nous devons nous en remettre, n'est autre que le Saint-Esprit parlant dans l'Écriture.

Chapitre III — Du décret éternel de Dieu

1. Dieu, de toute éternité, par le très sage et très saint conseil de sa propre volonté, a librement et immuablement ordonné tout ce qui arrivera. Pourtant ni Dieu n'est l'auteur du péché, ni la violence n'est faite à la volonté de ses créatures, ni la liberté ou la contingence des causes secondes n'est ôtée, mais plutôt établie.

3. Par le décret de Dieu, pour la manifestation de sa gloire, certains hommes et anges sont prédestinés à la vie éternelle, d'autres préordonnés à la mort éternelle.

Chapitre VIII — Du Médiateur

1. Il a plu à Dieu, dans son éternel dessein, de choisir et d'ordonner le Seigneur Jésus, son Fils unique, pour être le Médiateur entre Dieu et les hommes… qui a revêtu la nature humaine… de sorte que les deux natures complètes, parfaites et distinctes, la divine et l'humaine, ont été inséparablement réunies en une seule personne, sans conversion, sans composition ou confusion. Cette personne est vrai Dieu et vrai homme.

Chapitre XI — De la justification

1. Ceux que Dieu effectivement appelle, il les justifie aussi gratuitement, non en infusant la justice en eux, mais en leur pardonnant leurs péchés et en comptant et acceptant leurs personnes comme justes. Non pour quoi que ce soit opéré en eux ou fait par eux, mais seulement pour cause du Christ ; non en imputant la foi elle-même, ou l'acte de croire, ou toute autre obéissance évangélique comme leur justice ; mais en leur imputant l'obéissance et la satisfaction du Christ.

Texte français : Éd. Free Church of Scotland, révisée. Van Dixhoorn, Chad B. Confessing the Faith. Edinburgh : Banner of Truth, 2014.

IV. Les Trente-Neuf Articles de l'Église d'Angleterre (1571)

La confession de foi de l'anglicanisme. Réformés en sotériologie (art. IX–XVIII), conservateurs en ecclésiologie (épiscopat, liturgie). Célèbres pour leur ambiguïté calculée qui permet d'inclure à la fois Anglo-catholiques et Évangéliques.

Trente-Neuf Articles — Articles I–VII et XVII–XIX (sélection)

1563 / version finale 1571Archevêque Parker et al.Convocation d'Angleterre
Article I — De la foi en la Sainte Trinité

Il n'y a qu'un seul Dieu vivant et vrai, éternel, sans corps, sans parties, sans passions, d'une puissance, d'une sagesse et d'une bonté infinies ; le Créateur et le Conservateur de toutes choses visibles et invisibles. Et dans l'unité de cette Divinité, il y a trois Personnes d'une même substance, puissance et éternité — le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Article II — De la Parole ou du Fils de Dieu qui a pris la nature humaine

Le Fils, qui est le Verbe du Père, engendré de toute éternité du Père, vrai et éternel Dieu et d'une même substance avec le Père, a pris la nature humaine dans le sein de la bienheureuse Vierge, de la substance de son corps ; de sorte que deux natures entières et parfaites, la divine et la nature humaine, ont été réunies en une seule personne, pour ne jamais être divisées ; d'où résulte un seul Christ, vrai Dieu et vrai homme.

Article VI — De la suffisance des Saintes Écritures pour le salut

Les Saintes Écritures contiennent toutes choses nécessaires au salut ; en sorte que tout ce qui ne se lit point dedans, ni ne peut être prouvé par elles, ne doit pas être requis de quelque homme que ce soit qu'il le croie comme article de foi, ni considéré comme requis ou nécessaire au salut.

Article IX — Du péché originel

Le péché originel n'est pas la suite ou l'imitation d'Adam (comme les Pélagiens affirment follement) ; mais c'est le vice et la corruption de la nature de tout homme qui engendre naturellement la descendance d'Adam ; par laquelle corruption l'homme est très éloigné de la justice originelle, et est de son propre nature enclin au mal.

Article XI — De la justification de l'homme

Nous sommes tenus pour justes devant Dieu seulement par le mérite de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, par la foi, et non par nos propres œuvres et mérites.

Article XVII — De la prédestination et de l'élection

La prédestination à la vie est le dessein éternel de Dieu, par lequel (avant que les fondements du monde fussent posés) il a arrêté constamment en lui-même, de délivrer de la malédiction et de la damnation les hommes qu'il a choisis dans le Christ…

Article XXVIII — De la Cène du Seigneur

La transsubstantiation (ou changement de substance du pain et du vin) dans la Sainte Cène du Seigneur ne peut être prouvée par la Sainte Écriture ; mais est contraire aux déclarations claires de l'Écriture, renverse la nature d'un sacrement et a été l'occasion de nombreuses superstitions.

Leith, John H., éd. Creeds of the Churches. Louisville : Westminster John Knox, 1982, 266–304. [traduction revue]

V. Confession de Schleitheim (1527)

La première confession anabaptiste — 7 articles rédigés par Michael Sattler, martyrisé trois mois plus tard. Elle définit les marqueurs identitaires du mouvement anabaptiste.

Confession fraternelle des serviteurs de Dieu — Schleitheim

24 février 1527Michael SattlerSchleitheim (Schaff housen)7 articles

Réunie à Schleitheim (auj. canton de Schaffhouse), une assemblée de frères anabaptistes adopte cette confession. Sattler est brûlé vif à Rottenburg am Neckar le 21 mai 1527, sa femme noyée peu après. Les 7 articles définissent les positions distinctives du mouvement par rapport aux réformateurs magisterials (Luther, Zwingli).

Article I — Le Baptême

Le baptême doit être donné à tous ceux qui ont appris la repentance et l'amendement de leur vie, et qui croient vraiment que leurs péchés ont été ôtés par le Christ, et à tous ceux qui désirent marcher dans la résurrection de Jésus-Christ et veulent être ensevelis avec lui dans la mort, afin de ressusciter avec lui ; et à tous ceux qui la comprennent dans ce sens et la réclament eux-mêmes. Par là, tout baptême d'enfants, le plus grand et premier abomination du pape, est exclu et banni.

Article II — Le Ban (la discipline ecclésiale)

Le ban doit être appliqué à tous ceux qui se sont donnés eux-mêmes au Seigneur, pour marcher dans ses commandements, et qui ont été baptisés dans le seul corps du Christ, et pourtant qui se laissent parfois emporter et entraîner vers l'erreur et le péché, ayant été admonestés une et deux fois selon le commandement du Christ, devront être bannis, mais c'est avant la fraction du pain qu'on doit procéder à cela, afin que chacun puisse manger et boire digne du Seigneur.

Article IV — La séparation du monde

Nous avons été d'accord dans la séparation qui sera faite d'avec le diable et son être impie, et dans le fait que nul n'a part avec eux et ne participe à leurs turpitudes. Nous ne voulons pas que ce soit ainsi. De toutes les abominations que le pape a instituées : de toutes les assemblées confessionnelles catholiques et protestantes où l'on prêche et où l'on pratique sans l'Esprit et la Parole de Dieu, nous nous séparons et éloignons.

Article VI — L'épée

L'épée est une ordonnance de Dieu hors de la perfection de Christ. Elle punit et tue le méchant et protège et défend le bon. Dans la loi, l'épée était ordonnée pour punir et mettre à mort le méchant … Or dans la perfection de Christ, seul le ban est utilisé pour avertir et bannir celui qui a péché.

Article VII — Le serment

Christ, qui enseigne la perfection de la loi, interdit tout serment à ses fidèles, que ce soit par le ciel ou par la terre, par Jérusalem, ou par notre tête ; et cela pour cette raison que l'homme ne peut pas rendre blanc ou noir un seul de ses cheveux. Que votre parole soit donc Oui, Oui, Non, Non. Car tout ce qui est plus que cela vient du mauvais.

Liechty, Daniel, éd. Early Anabaptist Spirituality. New York : Paulist Press, 1994, 63–71. Trad. Gounelle, André.

VI. Deuxième Confession de Londres (1689)

La confession normative pour les baptistes calvinistes. Fortement influencée par la Westminster Confession — adaptée au gouvernement congrégationaliste et au baptême des croyants.

London Baptist Confession of Faith — Articles I, II, VII, VIII et XXIX

1689Pasteurs baptistes anglaisTradition calviniste-baptiste
Chapitre I — Des Saintes Écritures

1. Les Saintes Écritures sont le seul critère suffisant, certain et infaillible de toute connaissance salutaire, foi et obéissance. La lumière de la nature et les œuvres de la création et de la Providence peuvent manifester la bonté, la sagesse et la puissance de Dieu au point de laisser les hommes sans excuse ; mais elles ne sont pas suffisantes pour donner cette connaissance de Dieu et de sa volonté qui est nécessaire au salut.

Chapitre VII — De l'alliance de Dieu avec l'homme

1. La distance entre Dieu et la créature est si grande que bien que les créatures raisonnables lui doivent obéissance en tant que leur Créateur, ils ne pourraient jamais avoir de récompense de sa main si ce n'est par voie de quelque alliance volontaire de sa part, ce qu'il lui a plu de s'exprimer par voie de promesse.

Chapitre XXIX — Du Baptême

1. Le Baptême est une ordonnance du Nouveau Testament, instituée par Jésus-Christ, pour être à celui qui est baptisé un signe de sa participation à son Christ, de sa mort à péché et de son renouveau de vie. 2. Ceux qui souhaitent réellement appartenir au Christ sont les seuls sujets propres de cet ordonnance. 3. Le moyen de cet ordonnance est l'immersion, ou plongée du corps entier dans l'eau.

Lumpkin, William L. Baptist Confessions of Faith. Valley Forge : Judson Press, 1959, 241–295. [trad. modifiée]

VII. Articles of Religion (Wesley, 1784)

John Wesley abrège les 39 Articles anglicans à 25 pour l'Église méthodiste américaine nouvellement indépendante, supprimant les articles sur la prédestination.

Articles of Religion of the Methodist Church — Articles I–V et IX

1784John WesleyÉglise Méthodiste Épiscopale
Article I — De la foi en la Sainte Trinité

Il n'y a qu'un seul Dieu vivant et vrai, éternel, sans corps, sans parties, de puissance, de sagesse et de bonté infinies ; le Créateur et le Conservateur de toutes choses tant visibles qu'invisibles. Et dans l'unité de cette Divinité, il y a trois Personnes d'une même substance, pouvoir et éternité — le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Article IX — Du péché originel

Le péché originel n'est pas seulement l'imitation d'Adam ; mais c'est la corruption de la nature de chaque homme, naturellement engendré de la descendance d'Adam ; par laquelle l'homme est très loin de la justice originelle, et est enclin de sa propre nature au mal, et cela continûment.

Heitzenrater, Richard P. Wesley and the People Called Methodists. Nashville : Abingdon, 2013, appendice.

VIII. Déclarations théologiques du XXe–XXIe siècle

Les grandes déclarations confessionnelles modernes — réponses aux défis totalitaires, impératifs missionnaires, convergences œcuméniques.

Déclaration théologique de Barmen — Texte intégral des 6 thèses

31 mai 1934Karl Barth (rédacteur), BarmenSynode confessionnel de l'Église évangélique d'Allemagne

Adoptée par le premier synode de la Baselgia Confessante (Bekennende Kirche) à Wuppertal-Barmen face à la nazification de l'Église évangélique allemande par les « Chrétiens allemands » (Deutsche Christen). Rédigée principalement par Karl Barth, avec la participation de Hans Asmussen et Thomas Breit. Incluse dans le Book of Confessions de la Presbyterian Church USA (PCUSA).

Thèse 1

« Je suis le chemin, la vérité et la vie ; nul ne vient au Père que par moi. » (Jn 14,6) « En vérité, en vérité je vous le dis, celui qui n'entre pas par la porte dans la bergerie des brebis, mais qui monte par ailleurs, celui-là est un voleur et un brigand. […] Je suis la porte ; si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé. » (Jn 10,1.9)

Jésus-Christ, tel qu'il nous est attesté dans la Sainte Écriture, est l'unique Parole de Dieu que nous avons à entendre, à laquelle nous avons à faire confiance et obéissance dans la vie et dans la mort.

Nous rejetons la fausse doctrine selon laquelle l'Église pourrait et devrait reconnaître, comme source de sa proclamation, d'autres événements et pouvoirs, des figures et des vérités, en dehors de cette unique Parole de Dieu et à côté d'elle.

Thèse 2

« Jésus-Christ est devenu pour nous sagesse, justice, sanctification et rédemption de la part de Dieu. » (1 Co 1,30)

Comme Jésus-Christ est la remise de tous nos péchés, de même et avec la même gravité, il est aussi la pleine puissance sur toute notre vie ; il est le don et le commandement de Dieu à notre égard, dont nous avons à faire notre profit et à rendre témoignage dans la vie et dans la mort.

Nous rejetons la fausse doctrine selon laquelle il y aurait des domaines de notre vie où nous n'appartiendrions pas à Jésus-Christ mais à d'autres seigneurs, des domaines où nous n'aurions pas besoin de la justification et de la sanctification par lui.

Thèse 3

« Mais, disant la vérité dans l'amour, nous croîtrons à tous égards en celui qui est le chef, le Christ, de qui le corps tout entier, bien coordonné et bien uni grâce à toutes les jointures qui le desservent, selon l'activité de chaque partie mesurée à son rôle, assure sa propre croissance, en s'édifiant lui-même dans l'amour. » (Ép 4,15–16)

L'Église chrétienne est la communauté de frères dans laquelle Jésus-Christ agit présentement comme Seigneur, par la Parole et les sacrements, dans la puissance du Saint-Esprit. À la manière du service de son Seigneur, et non à la manière des puissances de ce monde, l'Église doit, avec ses déclarations et ses ordonnances, témoigner dans le monde de l'univers de la gratuité de son message.

Nous rejetons la fausse doctrine selon laquelle l'Église pourrait se donner elle-même, ou permettre que lui soit donnée, la figure, la mission et l'organisation de ses institutions selon ses propres souhaits ou selon les exigences idéologiques et politiques du moment.

Thèse 4

« Vous savez que les chefs des nations dominent sur elles, et que les grands les tiennent sous leur puissance. Il n'en sera pas ainsi parmi vous ; mais quiconque voudra être grand parmi vous sera votre serviteur. » (Mt 20,25–26)

Les différents services dans l'Église ne fondent pas la domination des uns sur les autres, mais l'exercice du service qui a été confié et commandé à toute la communauté.

Nous rejetons la fausse doctrine selon laquelle l'Église pourrait mettre de côté, ou à l'opposé, certains chefs dotés d'une autorité dominatrice au-dessus des autres.

Thèse 5

« Craignez Dieu, honorez le roi. » (1 Pi 2,17)

L'Écriture nous dit que l'État a pour mission, selon la disposition divine, de garantir la justice et la paix dans le monde encore non racheté où se trouve aussi l'Église, dans la mesure de la compréhension humaine et des possibilités humaines, par la menace et l'exercice de la force. L'Église reconnaît, dans la gratitude et la crainte de Dieu, le bienfait de cette disposition divine. Elle rappelle le Règne de Dieu, le commandement et la justice de Dieu, et par là aussi la responsabilité des gouvernants et des gouvernés.

Nous rejetons la fausse doctrine selon laquelle l'État devrait et pourrait, au-delà de sa mission particulière, devenir l'unique et total ordonnateur de la vie humaine, assumant par là aussi la mission de l'Église. Nous rejetons la fausse doctrine selon laquelle l'Église devrait et pourrait, au-delà de sa mission particulière, s'approprier les caractères, les tâches et la dignité de l'État, devenant elle-même un organe de l'État.

Thèse 6

« Voici, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde. » (Mt 28,20) « L'Esprit de vérité vous guidera vers toute vérité. » (Jn 16,13)

La mission de l'Église, dans laquelle réside sa liberté, consiste à transmettre, à la place du Christ et donc dans le service de sa propre Parole et de son propre œuvre, par la prédication et les sacrements, le message de la grâce gratuite de Dieu à tous les hommes.

Nous rejetons la fausse doctrine selon laquelle l'Église pourrait, dans une autocondescendance humaine, mettre la Parole et l'œuvre du Seigneur au service de quelque désir, but ou plan arbitraires, quels qu'ils soient.

Texte original allemand dans Goeters, J.F.G., et R. Moormann-Voss. Bekenntnissynode der Deutschen Evangelischen Kirche. Neukirchen : 1934. Trad. française : Ehrlich, Michel, dans Verbum Caro 18 (1964) 83–86, révisée. Cf. aussi Cochrane, Arthur C. The Church's Confession under Hitler. Philadelphia : Westminster, 1962.

Pacte de Lausanne — Résumé structuré des 15 articles

1974Congrès International sur l'Évangélisation MondialeLausanne, Suisse15 articles

Produit du Congrès de Lausanne (juillet 1974) convoqué par Billy Graham — 2 300 participants de 150 pays. Texte de référence pour le protestantisme évangélique mondial. Rédacteur principal : John Stott. Prolongé par la Déclaration de Manille (1989) et l'Engagement du Cap (2010).

Article 2 — L'autorité et le pouvoir de la Bible

Nous affirmons la divine inspiration, la véracité et l'autorité des deux Testaments de la Bible dans leur totalité, comme seule Parole de Dieu écrite, sans erreur en tout ce qu'elle affirme, et comme seule règle infaillible de foi et de pratique. Nous affirmons aussi le pouvoir de la Parole de Dieu pour accomplir son dessein de salut.

Article 4 — La nature de l'évangélisation

Évangéliser, c'est répandre la Bonne Nouvelle que Jésus-Christ est mort pour nos péchés et a été ressuscité selon les Écritures, qu'il règne maintenant comme Seigneur et Roi, et qu'il pardonne et libère de l'esclavage du péché quiconque se repent et croit en lui. Notre présence chrétienne dans le monde est indispensable pour l'évangélisation et ce type de dialogue dont le but est d'écouter sensiblement afin de comprendre.

Article 5 — La responsabilité sociale du chrétien

Nous affirmons que Dieu est à la fois le Créateur et le Juge de tous les hommes. Nous devons donc partager sa préoccupation pour la justice et la réconciliation dans la société humaine et pour la libération des hommes de toutes formes d'oppression. Parce que l'humanité est faite à l'image de Dieu, toute personne a une dignité intrinsèque en raison de laquelle elle doit être respectée, servie et non exploitée.

Texte complet : The Lausanne Covenant. Lausanne Committee for World Evangelization, 1974. Trad. française révisée Stott, John. Le Pacte de Lausanne. Genève : Lausanne Committee, 1975.

Déclaration commune sur la doctrine de la Justification (1999) — Passages clés

31 octobre 1999FLM + VaticanAugsbourg(+ Méthodistes 2006, + CMER 2017)

Le texte œcuménique le plus significatif depuis la Réforme. Affirme un « consensus fondamental » sur la justification entre luthériens et catholiques. Signé à Augsbourg le 31 octobre 1999, exactement 482 ans après les 95 Thèses. Il ne lève pas toutes les condamnations mutuelles du XVIe siècle mais affirme qu'elles ne frappent plus l'enseignement des deux partenaires sur la justification.

§ 15 — Le consensus fondamental

« Ensemble nous confessons : c'est seulement par grâce, dans la foi en l'œuvre salvifique du Christ, et non sur la base de notre mérite, que nous sommes acceptés par Dieu et recevons le Saint-Esprit qui renouvelle nos cœurs, nous habilitant et nous appelant à accomplir de bonnes œuvres. »

§ 26–27 — La perspective luthérienne

« Nous confessons ensemble que le pécheur est justifié par la foi en l'œuvre salvifique de Dieu en Christ. Cette justification nous ôte ce péché qui nous sépare de Dieu et nous attire dans la communion avec lui qui est la communion des pécheurs rachetés (Rom 4 ; 5 ; 1 Cor 1,30 ; 2 Cor 5,18–21). »

§ 29 — La perspective catholique

« Nous confessons ensemble que Dieu pardonne les péchés par grâce en vertu de la mort et résurrection du Christ. Cette libération du péché est accordée à chacun dans le baptême et renouvelée dans la repentance, et concerne toute sa vie chrétienne… Dans la justification, les pécheurs reçoivent de Dieu "la justice que Dieu fait valoir" (Rom 3,21–26), et en eux, c'est-à-dire en leur existence humaine entière, la grâce divine les renouvelle. »

Déclaration commune sur la doctrine de la Justification par la Fédération Luthérienne Mondiale et l'Église Catholique Romaine. Genève/Rome : FLM/Pontifical Council for Promoting Christian Unity, 1999.

Module d'archives — textes de référence académique.

🎓 Studio interactif — Confessions de foi

40 cartes sur les symboles œcuméniques anciens, les grandes confessions luthériennes, réformées, anglicanes et contemporaines. Navigation clavier (← → A R).

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1Symbole ancien

Symbole des Apôtres

forme reçue VIIIe s.

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le credo baptismal de l'Occident latin

Issu de la profession baptismale romaine (Symbolum Romanum). Structure trinitaire en trois articles. Symbole pré-confessionnel commun aux catholiques, protestants et anglicans. Récité encore aujourd'hui dans la catéchèse occidentale.

Symbolum Apostolorum

2Symbole ancien

Nicée-Constantinople

325 / 381

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le Credo liturgique universel

Élaboré à Nicée (325) puis complété à Constantinople (381). Affirme la consubstantialité du Fils (ὁμοούσιος) et la divinité de l'Esprit. Récité dans la liturgie catholique, orthodoxe et de nombreuses Églises protestantes. Le Filioque latin reste un point de divergence avec l'Orient.

Symboles de 325 et 381

3Symbole ancien

Symbole d'Athanase

Quicumque vult

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exposé détaillé de la Trinité et de la christologie

Origine latine (probablement Ve-VIe s., Sud de la Gaule), longtemps attribué à Athanase. Reçu en Occident (luthériens, anglicans, réformés), inconnu de l'Orient. Forme longue (~40 versets) sur Trinité et Incarnation.

Symbole Athanasien

4Symbole ancien

Définition de Chalcédoine

451

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la christologie classique des deux natures

« Un seul et même Christ, en deux natures, sans confusion, sans changement, sans division, sans séparation. » Norme christologique reçue par catholiques, orthodoxes byzantins, protestants et anglicans. Pierre angulaire de la christologie classique.

Définition de Chalcédoine

5Distinction

Symbole vs Confession

structure éditoriale

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une distinction fondamentale

Les symboles œcuméniques anciens (Apôtres, Nicée-Constantinople, Athanasien, Chalcédoine) sont pré-protestants et communs à toutes les grandes traditions. Les confessions protestantes (Augsbourg, Westminster…) sont dénominationnelles, issues de la Réforme. Ne pas confondre.

Distinction éditoriale

6Concept

Norma normata

« norme normée »

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la confession sous l'Écriture

Pour les protestants, l'Écriture est norma normans (norme normative), la confession norma normata (norme normée par l'Écriture). La confession a autorité dérivée et reste révisable à la lumière de l'Écriture. Distinction fondamentale.

Théorie réformée des confessions

7Symbole ancien

Anathema sit

structure des anciens credos

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le credo formule positivement, les conciles condamnent

Les symboles antiques disent ce qu'on croit (positif). Les anathèmes conciliaires (« qu'il soit anathème ») disent ce qu'on rejette (négatif). Structure complémentaire : énoncer la foi orthodoxe et exclure l'hérésie. Trente recourt encore aux deux.

Conciles de Nicée à Trente

8Luthérienne

Confession d'Augsbourg

1530 — Confessio Augustana

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le texte fondateur du luthéranisme

Rédigée par Mélanchthon, présentée à Charles Quint à la diète d'Augsbourg (25 juin 1530). 28 articles : 21 doctrinaux, 7 sur les abus. Esprit conciliant cherchant à montrer la continuité avec l'Église ancienne. Norme normée des Églises luthériennes.

Confessio Augustana (1530)

9Luthérienne

Apologie de l'Augustana

1531

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défense argumentée de la Confession d'Augsbourg

Aussi par Mélanchthon. Répond à la Confutatio catholique. Texte le plus volumineux du Livre de Concorde. Approfondit notamment la doctrine de la justification (article IV). Statut confessionnel majeur dans le luthéranisme.

Apologia Confessionis Augustanae

10Luthérienne

Petit Catéchisme de Luther

1529

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le catéchisme familial luthérien

Écrit pour les « simples pasteurs et chefs de famille ». Cinq parties : Décalogue, Credo, Notre Père, baptême, Cène. Limpide et accessible. Luther disait s'en nourrir lui-même chaque jour. Standard luthérien depuis cinq siècles.

Kleiner Katechismus (1529)

11Luthérienne

Grand Catéchisme

1529

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l'exposition développée à l'usage des pasteurs

Compagnon du Petit Catéchisme, plus volumineux. Forme un commentaire ample des cinq parties. Témoigne de la profondeur pastorale et théologique de Luther. Reçu comme document confessionnel.

Großer Katechismus (1529)

12Luthérienne

Articles de Smalkalde

1537

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articles plus polémiques anti-papauté

Rédigés par Luther en vue d'un concile général. Plus tranchants que l'Augustana. Joints au Traité du pouvoir et de la primauté du pape de Mélanchthon. Repris dans le Livre de Concorde.

Schmalkaldische Artikel (1537)

13Luthérienne

Formule de Concorde

1577

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résolution des querelles internes du luthéranisme

Synthèse arbitrant les disputes post-Luther (sur la justification, le libre arbitre, la Cène, la christologie). Œuvre de Andreae, Chemnitz et Selnecker. Dernier texte confessionnel luthérien, intégré au Livre de Concorde (1580).

Formula Concordiae (1577)

14Luthérienne

Livre de Concorde

1580 — Konkordienbuch

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le recueil confessionnel luthérien officiel

Compile les 3 symboles anciens (Apôtres, Nicée-Constantinople, Athanasien), la Confession d'Augsbourg, son Apologie, les Articles de Smalkalde, les deux Catéchismes de Luther, la Formule de Concorde. Standard du luthéranisme depuis 1580.

Liber Concordiae (1580)

15Luthérienne

Articulus stantis…

l'article cardinal

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la justification, articulus stantis et cadentis ecclesiae

« L'article par lequel l'Église tient ou tombe ». Formule typique du luthéranisme pour désigner la doctrine de la justification par la foi seule (Augustana IV ; Apologie IV). Centre théologique de la confession.

Augustana IV ; Apologie IV

16Réformée

Confession helvétique I

1536 — Bâle

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premier texte commun aux cantons suisses réformés

Rédigée par Bullinger, Myconius, Grynaeus, Léon Jud. Cherche le rapprochement avec les luthériens. Plus brève et conciliante que la suivante. Texte préparatoire à un véritable consensus suisse réformé.

Confessio Helvetica Prior (1536)

17Réformée

Confession helvétique II

1566 — Bullinger

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le texte de référence du protestantisme réformé international

Œuvre principale de Bullinger, successeur de Zwingli à Zurich. Très ample (30 chapitres). Reçue dans toute l'Europe réformée (Suisse, France, Hongrie, Pologne, Pays-Bas, Écosse). Son chapitre II définit la réception protestante des conciles.

Confessio Helvetica Posterior (1566)

18Réformée

Confession gallicane

1559 — Paris

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la confession des Églises réformées de France

Adoptée au premier synode national des Églises réformées de France (Paris, 1559), inspirée d'un projet de Calvin. 40 articles. Aussi appelée Confession de La Rochelle (révision de 1571). Texte fondateur du protestantisme français.

Confessio Gallicana (1559/1571)

19Réformée

Confession belge

1561 — Guy de Brès

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la confession des Pays-Bas réformés

Rédigée par Guy de Brès dans le contexte des persécutions espagnoles (il est martyr en 1567). 37 articles. Adoptée par les synodes néerlandais. Pilier des « Trois Formes d'Unité » du calvinisme continental.

Confessio Belgica (1561)

20Réformée

Catéchisme de Heidelberg

1563

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le catéchisme réformé le plus diffusé

Commandé par l'électeur palatin Frédéric III, rédigé par Ursinus et Olévianus. 129 questions, divisées en trois parties : misère, délivrance, reconnaissance. 1re question : « Quel est ton seul réconfort dans la vie et dans la mort ? »

Heidelberger Katechismus (1563)

21Réformée

Canons de Dordrecht

1619 — TULIP

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les « cinq points » du calvinisme

Dépravation totale, élection inconditionnelle, expiation limitée, grâce irrésistible, persévérance des saints. Réponse aux 5 articles des Remontrants arminiens. Avec Heidelberg et la Belgica, forment les « Trois Formes d'Unité ».

Canones Synodi Dordracenae (1619)

22Réformée

Confession de Westminster

1647 — Londres

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le standard du calvinisme presbytérien anglophone

Produite par l'Assemblée de Westminster (1643-1649). 33 chapitres. Accompagnée du Grand et du Petit Catéchismes. Texte de référence des Églises presbytériennes (Écosse, Amérique). Sommet de la théologie réformée scolastique.

Westminster Confession of Faith (1647)

23Réformée

Scots Confession

1560 — John Knox

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la confession fondatrice de la Kirk d'Écosse

Rédigée par John Knox et cinq autres en quatre jours. Adoptée par le parlement écossais (1560). Texte fondateur du presbytérianisme écossais. Plus tard remplacée par Westminster (1647) comme standard officiel.

Scots Confession (1560)

24Réformée

Catéchisme de Genève

1542 — Calvin

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le catéchisme calvinien pour les enfants de Genève

Rédigé par Calvin pour la catéchèse de la cité (1re éd. 1537, refonte définitive 1542). Forme dialoguée maître-élève. Structure : foi, Loi, prière, sacrements. Modèle des catéchismes calviniens ultérieurs.

Catéchisme de Genève (1542)

25Anglicane

Trente-Neuf Articles

1571 — Cranmer / Parker

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la confession officielle de l'Église d'Angleterre

Évolution depuis les 42 Articles de Cranmer (1553) ; forme définitive sous Élisabeth Ire (1571). 39 articles brefs. Via media entre Rome et Genève : doctrine de la justification proche du luthéranisme ; sacrements et ministères modérément réformés.

Thirty-Nine Articles (1571)

26Anglicane

Book of Common Prayer

1549 / 1552 / 1662

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le livre liturgique anglican à valeur confessionnelle

Œuvre de Cranmer. Pour l'anglicanisme, la « lex orandi » fait office de « lex credendi » : la liturgie elle-même est confession de foi. L'édition de 1662 reste référence dans la Communion anglicane.

BCP 1662 (référence canonique)

27Anglicane

Via media

voie médiane anglicane

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une voie entre catholicisme et protestantisme

Expression caractérisant la position anglicane : ni catholique romaine ni purement protestante. Maintient l'épiscopat et la liturgie ancienne, tout en recevant le principe scripturaire et la justification par la foi. Tradition popularisée par le Mouvement d'Oxford (XIXe s.).

Tradition anglicane

28Anabaptiste

Confession de Schleitheim

1527 — Michael Sattler

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le premier credo anabaptiste

Sept articles signés à Schleitheim (Suisse). Définit l'anabaptisme « frères suisses » : baptême des croyants, discipline ecclésiale, séparation du monde, refus du serment, refus de l'épée. Sattler est martyrisé en 1527.

Schleitheimer Bekenntnis (1527)

29Anabaptiste

Confession de Dordrecht

1632 — mennonite

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la grande confession mennonite

Adoptée par les mennonites néerlandais (Dordrecht 1632). 18 articles. Texte de référence mennonite ; reçue aussi par les amish. À ne pas confondre avec les Canons de Dordrecht réformés (1619), texte distinct du même lieu.

Confession mennonite (1632)

30Baptiste

Confession de Londres

1689 — baptistes

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la « Westminster baptiste »

Seconde Confession baptiste de Londres. Reprend largement la structure et le contenu de Westminster (1647), mais y ajoute le baptême des croyants par immersion et l'ecclésiologie congrégationaliste. Texte fondateur des baptistes calvinistes.

Second London Baptist Confession (1689)

31Méthodiste

Articles of Religion

1784 — John Wesley

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les 25 articles wesleyens pour l'Amérique

John Wesley adapte les 39 Articles anglicans pour les méthodistes nord-américains (réduction à 25 articles, retrait notamment de l'article sur la prédestination). Standard doctrinal des Églises méthodistes mondiales.

25 Articles of Religion (1784)

32Méthodiste

Notes de Wesley

notes & sermons-standards

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les bases doctrinales méthodistes

Outre les 25 Articles, les Standard Sermons de Wesley et ses Explanatory Notes on the New Testament servent de norme doctrinale dans la tradition méthodiste. Trait propre : pas une confession unique fermée mais un corpus.

Wesleyan Quadrilateral

33Contemporaine

Déclaration de Barmen

1934 — Karl Barth

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le manifeste de l'Église confessante allemande

Rédigée principalement par Karl Barth contre les « Chrétiens allemands » pronazis. Six thèses. La première : « Jésus-Christ est l'unique Parole de Dieu que nous avons à écouter. » Confession contemporaine intégrée dans nombre d'Églises réformées.

Barmer Erklärung (1934)

34Contemporaine

Concorde de Leuenberg

1973

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communion d'Église entre luthériens et réformés européens

Texte adopté près de Bâle. Surmonte les condamnations mutuelles luthériens/réformés du XVIe s. (notamment sur la Cène). Fonde la Communion des Églises protestantes en Europe (CEPE/GEKE) : plus de 90 Églises en pleine communion.

Leuenberger Konkordie (1973)

35Contemporaine

Confession de Belhar

1986 — Afrique du Sud

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la confession réformée contre l'apartheid

Adoptée par l'Église réformée hollandaise « missionnaire » en 1986. Statut confessionnel : la justice et la réconciliation appartiennent à l'essence de l'Évangile. Rejet de la séparation raciale comme hérésie (status confessionis). Reçue dans plusieurs Églises réformées mondiales.

Belhar Confession (1986)

36Contemporaine

Déclaration commune sur la justification

Augsbourg, 1999

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consensus catholique-luthérien sur l'articulus stantis

Signée à Augsbourg le 31 octobre 1999 (date symbolique des 95 Thèses) entre la Fédération luthérienne mondiale et le Vatican. Constate un « consensus différencié ». Ralliée ensuite par méthodistes (2006), réformés (2017) et anglicans.

Déclaration commune (1999)

37Contemporaine

Confession of 1967

PCUSA

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la confession américaine de la réconciliation

Adoptée par l'Église presbytérienne unie aux États-Unis. Centrée sur la réconciliation (2 Co 5,18-21). Réponse aux questions sociales et raciales du XXe siècle. Intégrée au Book of Confessions de la PCUSA.

Confession of 1967 (PCUSA)

38Contemporaine

A Brief Statement of Faith

1991 — PCUSA

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une confession inclusive contemporaine

Brève confession en langage contemporain, intégrant explicitement Marie comme première témoin et le langage inclusif. Témoigne de l'effort des Églises pour confesser dans un langage et un contexte renouvelés sans rompre avec la tradition.

Brief Statement of Faith (1991)

39Contemporaine

Accra Confession

2004 — WCRC

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confession réformée sur la justice économique et écologique

Adoptée par l'Alliance réformée mondiale (devenue Communion mondiale d'Églises réformées, WCRC) à Accra (Ghana). Status confessionis face au néolibéralisme et à la destruction de la création. Texte représentatif du « confesser » contemporain Sud-Nord.

Accra Confession (2004)

40Concept

Status confessionis

« situation confessante »

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moment où confesser engage l'identité même de l'Église

Catégorie luthérienne (Articles de Smalkalde) reprise dans le confessionnalisme moderne : certaines situations historiques exigent une confession publique sans laquelle l'Église se renierait elle-même. Appliquée à Barmen (1934), Belhar (1986), Accra (2004).

Barmen ; Belhar ; Accra

📖 Quiz 1 — Symboles anciens et confessions luthériennes

10 questions sur les credos communs et le Livre de Concorde.

Question 1 sur 10

Question 1 / 10

Quels sont les symboles œcuméniques anciens (pré-confessionnels) ?

Les symboles antiques (Apôtres, Nicée-Constantinople 381, Athanasien, Chalcédoine 451) sont pré-protestants et communs à toutes les grandes traditions. À distinguer des confessions dénominationnelles issues de la Réforme.

Question 2 / 10

Que signifie pour les protestants la formule norma normata ?

L'Écriture est norma normans (norme normative), la confession norma normata (normée par l'Écriture). Elle a autorité dérivée et reste révisable à la lumière de l'Écriture.

Question 3 / 10

Qui a rédigé la Confession d'Augsbourg (1530) ?

Mélanchthon, dans un esprit conciliant cherchant à montrer la continuité avec l'Église ancienne. Présentée à Charles Quint le 25 juin 1530 à la diète d'Augsbourg.

Question 4 / 10

Combien de textes le Livre de Concorde (1580) rassemble-t-il ?

Le Livre de Concorde (Konkordienbuch, 1580) est le recueil confessionnel luthérien officiel rassemblant ces neuf textes normatifs.

Question 5 / 10

Quel symbole ancien est inconnu de l'Orient et propre au christianisme latin ?

Le Symbole athanasien est d'origine latine (Ve-VIe s., probablement Sud de la Gaule). Reçu en Occident (catholiques, luthériens, anglicans, réformés), inconnu de l'Orient.

Question 6 / 10

Que désigne l'articulus stantis et cadentis ecclesiae ?

« L'article par lequel l'Église tient ou tombe » est, dans le luthéranisme, la justification par la foi seule (Augustana IV ; Apologie IV).

Question 7 / 10

Quelle est la première question du Catéchisme de Heidelberg (1563) ?

Réponse : « C'est que j'appartiens, corps et âme, dans la vie et dans la mort, à mon fidèle Sauveur Jésus-Christ. » Question d'ouverture la plus célèbre de la catéchèse réformée.

Question 8 / 10

À quelle date et où Luther publie-t-il ses deux Catéchismes ?

Le Petit et le Grand Catéchisme paraissent en 1529 à Wittenberg, suite aux visites pastorales qui ont révélé une grande ignorance religieuse. Luther disait s'en nourrir lui-même chaque jour.

Question 9 / 10

Quelles sont les cinq parties du Petit Catéchisme de Luther ?

Cinq parties classiques : la Loi (Décalogue), la foi (Credo), la prière (Notre Père), les deux sacrements (baptême, Cène). Structure pédagogique limpide reprise par de nombreux catéchismes ultérieurs.

Question 10 / 10

À quoi sert la Formule de Concorde (1577) ?

La Formule de Concorde arbitre les disputes intra-luthériennes (justification, libre arbitre, Cène, christologie). Œuvre d'Andreae, Chemnitz et Selnecker. Dernier texte confessionnel luthérien, intégré au Livre de Concorde (1580).

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⚙ Quiz 2 — Confessions réformées

8 questions sur les grands textes calvinistes (Helvetique, Heidelberg, Westminster…).

Question 1 sur 8

Question 1 / 8

Qui a rédigé la Seconde Confession helvétique (1566) ?

Bullinger, successeur de Zwingli à Zurich. Très ample (30 chapitres), elle est reçue dans toute l'Europe réformée. C'est le texte de référence du protestantisme réformé international.

Question 2 / 8

Que signifie le sigle TULIP ?

TULIP résume mnémotechniquement les cinq points du calvinisme définis aux Canons de Dordrecht (1619) contre les Remontrants arminiens.

Question 3 / 8

Quelles confessions forment les « Trois Formes d'Unité » du calvinisme continental ?

Heidelberg (1563), Belgica (1561) et Canons de Dordrecht (1619) forment le socle confessionnel des Églises réformées continentales (néerlandaises notamment).

Question 4 / 8

Qui a rédigé la Confession belge (1561) ?

Guy de Brès, pasteur réformé wallon, rédige cette confession en 37 articles dans le contexte des persécutions espagnoles. Il sera lui-même martyr en 1567.

Question 5 / 8

Quelle confession est aussi appelée « Confession de La Rochelle » ?

La Confession gallicane, adoptée au premier synode national des Églises réformées de France (Paris 1559, inspirée de Calvin), est révisée en 1571 au synode de La Rochelle.

Question 6 / 8

Combien de chapitres compte la Confession de Westminster (1647) ?

33 chapitres, accompagnés du Grand et du Petit Catéchismes. Standard des Églises presbytériennes anglophones (Écosse, Amérique). Sommet de la théologie réformée scolastique.

Question 7 / 8

Quelle confession a été rédigée par John Knox et adoptée par le parlement écossais ?

Rédigée par Knox et cinq autres en quatre jours, adoptée par le parlement écossais en 1560. Texte fondateur du presbytérianisme écossais, plus tard remplacé par Westminster (1647).

Question 8 / 8

Quelle est la structure pédagogique en trois parties du Catéchisme de Heidelberg ?

Les 129 questions sont organisées en trois parties : 1) la misère de l'homme (péché), 2) sa délivrance (Christ), 3) sa reconnaissance (vie chrétienne). Structure pédagogique très diffusée.

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📜 Quiz 3 — Anglicane, radicales et contemporaines

8 questions des 39 Articles à Barmen, Belhar et Accra.

Question 1 sur 8

Question 1 / 8

Combien d'articles compte la confession officielle de l'Église d'Angleterre (1571) ?

Les Trente-Neuf Articles (1571), évolution des 42 Articles de Cranmer (1553). Forme définitive sous Élisabeth Ire. Via media entre Rome et Genève.

Question 2 / 8

Que désigne la via media anglicane ?

L'anglicanisme se conçoit comme ni catholique romaine ni purement protestante : maintien de l'épiscopat et de la liturgie ancienne, principe scripturaire et justification par la foi. Popularisé par le Mouvement d'Oxford au XIXe s.

Question 3 / 8

Quel est le premier credo anabaptiste ?

Schleitheim (1527), rédigée par Michael Sattler (martyr la même année) : sept articles définissant l'anabaptisme suisse : baptême des croyants, discipline, séparation, refus du serment et de l'épée.

Question 4 / 8

Quelle confession baptiste de 1689 reprend largement Westminster ?

La Confession de Londres de 1689 est la « Westminster baptiste » : elle reprend largement Westminster en y ajoutant le baptême des croyants par immersion et l'ecclésiologie congrégationaliste.

Question 5 / 8

Que constitue la Déclaration de Barmen (1934) ?

Rédigée principalement par Karl Barth, Barmen affirme : « Jésus-Christ est l'unique Parole de Dieu que nous avons à écouter. » Confession contemporaine intégrée dans nombre d'Églises réformées.

Question 6 / 8

Que constate la Concorde de Leuenberg (1973) ?

Adoptée près de Bâle, Leuenberg surmonte les condamnations mutuelles luthériens/réformés du XVIe s. (notamment sur la Cène) et fonde la Communion des Églises protestantes en Europe (CEPE/GEKE).

Question 7 / 8

Contre quoi a été rédigée la Confession de Belhar (1986) ?

Adoptée par l'Église réformée hollandaise « missionnaire ». Status confessionis : la justice et la réconciliation appartiennent à l'essence de l'Évangile. Rejet de la séparation raciale comme hérésie.

Question 8 / 8

Qu'est-ce qu'une situation de status confessionis ?

Catégorie luthérienne (Articles de Smalkalde) reprise dans le confessionnalisme contemporain. Appliquée à Barmen (1934, contre le nazisme), Belhar (1986, contre l'apartheid), Accra (2004, contre l'injustice économique et écologique).

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